Terrorisme et publicité : le cynisme ne doit plus payer
Comment ne pas avoir un réflexe nauséeux légitime, à la lecture des déclarations sans vergogne du cerveau de la tuerie de Munich de 1972, le Palestinien Abou Daoud, 74 ans aujourd’hui.
Ces propos, prononcés à l’occasion de la sortie du film de Steven Spielberg, "Munich", et repris dans une dépêche AFP et dans une interview au Journal du Dimanche, doivent cependant être lus avec attention. Ils sont, en effet, le témoin de la façon avec laquelle un terrorisme immonde a réussi, en moins de vingt-cinq ans, à s’offrir une façade de respectabilité sans que personne n’y trouve à redire.
"Moi, j’étais un combattant palestinien, de Beyrouth au Golan, et de Ramallah à Munich, et, oui, effectivement, je ne regrette rien" (...) "avec Munich et la caisse de résonance des Jeux, 500 millions de foyers se sont retrouvés à l’heure palestinienne", déclare Abou Daoud.
Cynisme total mais remarquable lucidité : dans les années 1970, les Palestiniens avaient inventé le terrorisme publicitaire et cette tuerie avait été commise pour faire connaître "le peuple palestinien". Opération totalement réussie : l’Europe cheguévariste commençait à être en manque de grande (…)
Article mis en ligne le 23 janvier 2006