Paris, 23 février 2006. Jussieu, bâtiment cuvier, amphithéâtre de biologie, jadis celui où j’avais le plaisir de suivre mes cours.
Fin de la conférence, pourtant restés discrets et silencieux, ils auront été repérés par le service d’ordre « en tant que juif  » et seront littéralement agressés, tabassés. Mes chers amis, filles comme garçons, recevront des coups, des insultes et sortiront blessées, en sang du bâtiment. Lèvre éclatée, coups de poings, de tête, de pieds, lynchage de juifs au sein de mon Université. Nul ne sera intervenu pour les aider.
C’est avec beaucoup de réticence que je me rends à ce « grand meeting pour lutter contre la colonisation en Palestine », organisé par ma propre université. Ouvert à tous, entrée libre. Il est 19h30.
Accompagné de quelques amis, nous avons le devoir de savoir ce qui se dit au sein de notre fac. Nous serons discrets. A l’entrée du bâtiment, accroché à la gauche du portrait de l’admirable Marie Curie, un drapeau palestinien annonce la couleur. Distribution de tracts hostiles à Israë l.
Sur un stand, on y propose pour quelques euros des keffiehs, badges, cartes postales et savons à l’huile d’olive palestinienne. Placardés aux murs, sur tout les murs, de grandes affiches dénoncent le mensonge d’Israë l : Partout, la (…)
Article mis en ligne le 8 mars 2006