La finance islamique pousse ses pions en France
Le 14 mai, une discrète table ronde aura lieu à la salle Médicis, au Sénat, à l’initiative de Jean Arthuis, le président centriste de la Commission des finances. Sujet du jour ? La finance islamique. Ou plus précisément, comment adapter les lois et la fiscalité française à l’exercice de la profession de banquier selon les règles de l’islam.
Depuis plusieurs mois, de grandes banques françaises, notamment BNP Paribas, se livrent à un lobbying appuyé en direction des pouvoirs publics. Enjeu : la possibilité de pratiquer en France la finance selon les règles de l’islam, une activité en plein essor estimée à 700 milliards de dollars dans le monde en 2007. Jusqu’à présent, la France a hésité à aborder de front ce sujet tabou, contrairement au Royaume-Uni, très accommodant, où des établissements comme l’Islamic bank of Britain ont pignon sur rue.
Car pour faire de la finance selon Allah, il faut s’accrocher ! L’islam interdit purement et simplement l’intérêt, assimilé à de l’usure, de même que la spéculation et le hasard. « Dieu a rendu licite le commerce et illicite le taux usuraire  », dit le verset 275 de la deuxième sourate du Coran. Les banquiers (…)
Article mis en ligne le 16 mai 2008
dernière modification le 17 mai 2008