Les exigences de Nassrallah
Alors que selon des sources diplomatiques tant israéliennes et arabes qu’européennes, le retour des deux militaires de Tsahal détenus par le Hezbollah n’était plus qu’une "question de jours", Hassan Nassrallah a ramené le dossier à son point de départ en exigeant la libération de "centaines de prisonniers palestiniens".
Sérieux démenti à l’optimisme diplomatique qui régnait la semaine dernière : le Hezbollah est revenu, dimanche après-midi, à ses « anciennes exigences » et réclame, en contrepartie de la libération des deux soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Réguev, dont l’enlèvement, durant l’été 2006, avait provoqué la seconde guerre du Liban, des « centaines de prisonniers palestiniens ».
Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, qui a considéré que ce brusque revirement a essentiellement pour objectif d’affermir l’image de l’organisation de Hassan Nassrallah auprès des masses arabes, a d’emblée fait savoir qu’il est « hors de question », pour son gouvernement, que des détenus du Hamas, du Djihad islamique et des autres groupes palestiniens responsables d’attentats, soient inclus dans le cadre des négociations visant au retour (…)
Article mis en ligne le 23 juin 2008