Téhéran ne cède sur rien, mais "veut négocier"
A l’issue d’une rencontre qui a eu lieu à Vienne, entre Mohammed El-Baradei, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et Gholam Reza Aghazadeh, le vice-président iranien, ce dernier a appelé à l’ouverture de négociations avec la communauté internationale, car selon lui, outre la gestion et le dénouement pacifique du dossier nucléaire, la voie diplomatique pourrait également « apporter des solutions à beaucoup de problèmes, comme celui de l’Irak, du Liban ou du prix du pétrole ».
Selon plusieurs sources, reprises notamment par le quotidien américain New-York Times, les propositions transmises par le régime des mollahs au groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) ne témoignent d’aucun changement réel, et n’annoncent aucune volonté de concession, sur les points constitutifs de la crise actuelle, mais n’en appellent pas moins à « mettre un terme aux sanctions » contre Téhéran.
Aghazadeh a notamment indiqué que les occidentaux ont maintenant « besoin de temps pour étudier nos propositions », et il s’est lui-même abstenu de commenter l’offre du groupe 5+1, consistant à ne pas prendre de nouvelles (…)
Article mis en ligne le 25 juillet 2008