6 mois ferme requis contre Kémi Séba
Six mois de prison ferme ont été requis aujourd’hui en appel à Paris contre le fondateur du groupuscule noir radical Tribu Ka, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Capochichi, pour reconstitution de cette organisation dissoute en 2006. Le jugement a été mis en délibéré au 7 novembre.
Le 1er avril, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Kemi Seba, fondateur de la Tribu Ka, puis d’une nouvelle formation baptisée "Génération Kemi Seba", à six mois d’emprisonnement, dont quatre avec sursis, ainsi que d’une privation d’un an des droits civiques.
L’avocate générale, Marie-Jeanne Vieillard, a demandé à son encontre six mois de prison ferme ainsi qu’un an de privation des droits civils, civiques et politiques pendant un an, considérant qu’il y avait "continuité entre le noyau dur des militants de la Tribu Ka et du deuxième groupe", ainsi qu’une "idéologie et des objectifs identiques".
L’avocate du prévenu, Isabelle Coutant-Peyre, a demandé la relaxe, dénonçant un "délit d’opinion", et invoqué une exception de nullité, que la cour a jointe au fond.
Pour sa part, Stellio Capochichi, qui dirige à présent le Mouvement des damnés de (…)
Article mis en ligne le 3 octobre 2008