Les autorités françaises redoutent des tensions entre les communautés juive et musulmane
Ne pas transférer sur le sol français les derniers développements du conflit israélo-palestinien et calmer les esprits : tel est en substance le message que la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait passer, lundi 5 janvier dans la soirée, aux responsables des principales institutions représentatives des communautés juive et musulmane de France, convoqués en urgence place Beauvau.
Au lendemain d’un week-end au cours duquel les partisans des deux camps ont massivement manifesté à Paris et en province, les craintes du gouvernement de voir ressurgir les tensions intra-communautaires qui avaient, en France, marqué le début de la deuxième Intifada en 2000, sont réelles.
Dès lundi, plusieurs associations juives ont fait état d’une recrudescence d’agressions, physiques et verbales, à l’égard de personnes identifiées comme juives. Dans la soirée, une voiture incendiée a été lancée contre une synagogue de Toulouse, un acte qualifié de "débile et révoltant" par Mme Alliot-Marie, qui a toutefois été prudente sur un lien éventuel entre cette incident et la situation à Gaza.
Lundi soir, le président du Conseil représentatif des (…)
Article mis en ligne le 6 janvier 2009