Nucléaire iranien : le succès de Téhéran à Genève inquiète les pays arabes - L’Occident divisé, ridiculisé et berné une énième fois
Les négociateurs iraniens, connus pour leur ténacité et leur sens de la manœuvre, viennent de marquer un nouveau point contre un Occident désuni et démuni d’une vision stratégique sur le long terme. A Genève, Téhéran a réussi à diviser ses interlocuteurs et à les berner. Car, au lieu d’évoquer le fond du problème nucléaire et de sa finalité inquiétante, ils se sont contentés de quelques promesses de "transparence hypothétique", et de l’enrichissement dans un pays tiers.
En proposant d’enrichir une partie de l’uranium dans un pays tiers, le négociateur iranien, Saïd Jalili, a marqué plusieurs points dans le camp des « 5+1  » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne) :
D’abord, à Genève, l’Iran a rétabli un minimum de dialogue direct avec les Etats-Unis, après une interruption de trois décennies, profitant de la main tendue de Barack Obama. Au même moment, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manoushehr Mottaki, était autorisé à se rendre à Washington où il a visité l’ambassade du Pakistan (qui représente les intérêts iraniens aux Etats-Unis), et y a tenu une conférence de presse, (…)
Article mis en ligne le 3 octobre 2009