Le premier des Israéliens a violé / Yoram Yarkoni et Tova Tzimuki – Yediot Aharonot)
L’ancien président de l’Etat était assis sur le banc des accusés les lèvres serrées. De temps en temps il hochait la tête comme s’il avait du mal à y croire, comme s’il refusait d’entendre ce que disaient les juges.
Il faut bien avouer que ce qu’ils ont dit était dur à entendre, humiliant, affligeant : Coupable de deux viols, coupable d’attentat à la pudeur, coupable de harcèlement sexuel, coupable d’entrave à la justice, menteur, manipulateur, cherchant à abuser le tribunal, truquant des cassettes. Moshé Katsav, qui il y a quelques années était encore le premier des Israéliens, est devenu hier une délinquant sexuel reconnu.
La lecture des vingt-cinq pages qui résument le verdict a duré une heure et demie. Le texte intégral de plusieurs centaines de pages, dont la publication a été interdite, et dans lesquelles sont décrits dans les moindres détails les agissements de Katsav, était posé à côté du juge George Kara qui a lu le verdict sans manifester le moindre sentiment.
Pendant tout ce temps, Moshé Katsav était assis, silencieux. Son fils Noam n’a lui pas pu se retenir. Il a crié au juge : « Ce n’est pas vrai, ce n’est (…)
Article mis en ligne le 1er janvier 2011