Le marathon d’Asaf Bimro part d’Ethiopie jusqu’à Israë l
Pour arriver vingt-septième du marathon hommes, qui a eu lieu dans les rues de Paris lors des championnats du monde d’athlétisme samedi 30 aoà »t, en battant le record d’Israë l, Asaf Bimro a emprunté des chemins étonnants.
Né dans la région de Gondar, en Ethiopie, douzième et dernier enfant d’une famille de juifs éthiopiens, les fameux falachas "rapatriés" par Israë l entre 1984 et 1991, il a "toujours eu le sentiment d’être juif" et que "-son- vrai pays était Israë l".
A l’âge de 13 ans, en 1982, il demande à ses parents, agriculteurs, l’autorisation d’accompagner un oncle qui va tenter de rejoindre le Soudan en espérant un jour arriver en Terre promise.
Pendant deux mois, Asaf et environ 80 autres juifs éthiopiens -"le mot "falachas" est un terme péjoratif que les Ethiopiens nous donnaient et qui veut dire : celui qui n’est pas éthiopien", explique le marathonien - marchent la nuit et se cachent le jour.
Une dizaine d’entre eux succombent et sont enterrés en chemin. "A la frontière, nous avons dit que nous allions chercher du travail au Soudan, surtout pas que nous étions juifs", raconte Asaf Bimro.
Il passe deux ans au Soudan, dans des (…)
Article mis en ligne le 2 septembre 2003
dernière modification le 18 septembre 2003