Après les condamnations systématiques d’Israë l par les organisations internationales, les sondages calamiteux en sa défaveur, l’assimilation du sionisme au racisme, il manquait quelque chose : un thème, une chanson.
Et qui, mieux que Mikis Theodorakis, aurait pu en être le compositeur ? Celui des des chants du folklore grec que l’on entonne tous en choeur au fond de la nuit dans les tavernes, celui de la résistance et de la révolte contre les colonels, celui de l’admirable "MAUTHAUSEN" ?
Ce Theodorakis-là , n’existe plus.
Celui que j’ai vu le 11 novembre à la tribune avait revêtu les traits de l’hystérie, agité par des tics, bouffi, teint en blond, épousant les accents de la rhétorique hitlérienne pour pointer du doigt le peuple juif qu’il accuse d’être à la « racine du mal  ». Un Mahathir grec en quelque sorte.
Tout ce talent gâché ! Et pourquoi, Mikis ? Par antimilitarisme ? Tout en soutenant une dictature visant à la destruction de son voisin, écrasant tout sur son passage : civils, opposants, enfants ? Une "Autorité" forte d’une une armée sans uniforme : 65.000 hommes bien armés, entraînés et qui ont une vision du monde que tu as (…)
Article mis en ligne le 13 novembre 2003
dernière modification le 12 avril 2004