Genève ou le fondement de la troisième Intifada
La seconde n’est pas encore finie, qu’on se demande si la troisième n’est pas en préparation. Une, deux, trois, bof une de plus ou une de moins, du moment que les Palestiniens et les Israéliens s’étripent, du moment qu’ils laissent sur le carreau le plus cher de leur âme, qu’est-ce qu’on en a à faire dans les chancelleries occidentales et orientales
Cette boucherie vaut bien un peplum pacifique (il ne manquait qu’Enrico Morricone), un remake d’Oslo, une tragédie en play back, un plaisir glauque de déjà vu (en français et en esperanto dans le texte), un pseudo ramonage thérapeutique, histoire de pouvoir quand même faire la fête et être heureux, après avoir fait semblant de s’être défoncé pour qu’un terme soit mis à la sale guerre…
Oui, l’Accord de Genève sent bon le sable chaud. Oui, il palpite de tous les cÅ“urs de l’alter-mondialisation internationale. Mais, chaque jour qui passe nous en apprend de belles sur l’irresponsabilité de ses signataires - et de tous ceux, les bonnes âmes, qui, à travers le monde, piétinant chaudement l’initiative Ayalon-Nusseibeh, actuellement signée par 146000 Israéliens et 100000 Palestiniens, et qui, pourtant, avait (…)
Article mis en ligne le 6 janvier 2004