A Beyrouth, tout le monde comprend que si les leaders des Etats arabes ou musulmans les plus belliqueux, Iran, Libye, Syrie, sont en train de retourner leurs vestes, ça n’est ni de gaîté de cÅ“ur, ni parce qu’il s’agit d’un choix qu’ils auraient volontairement embrassé.
Comme on vous l’avait dit à la Ména - c’est un refrain qui devient presque litanique - notamment dans l’article "La guerre de Syrie n’aura pas lieu" de Stéphane Juffa, la campagne d’Irak a modifié le paysage stratégique de toute la région, au point que les régimes de l’Axe du mal vacillent, même s’ils ne sont pas sous le coup d’une menace militaire américaine immédiate.
L’occupant de notre pays, Béchar el-Assad, se trouvant privé des ressources que lui procurait la contrebande d’armes et de pétrole de Saddam Hussein, est exsangue. Après l’adoption des dispositions légales par le Congrès américain, contresignées par le Président Bush, contre la dictature syrienne et contre le régime de ses collabos au Liban, il suffirait d’un dernier tour de vis de la Maison Blanche, pour que le garrot n’étrangle tout à fait le pouvoir alaouite.
La Syrie n’a plus rien. Plus d’armée digne de ce nom, (…)
Article mis en ligne le 8 janvier 2004