Qu’as-tu fait de Jérusalem ? 2ème partie
Face aux " tiédeurs romaines " devant la Shoah, je me rappelle le récit de mes parents, un moment cachés par un prêtre. Droit et courageux.
Comme cet Alexandre Glasberg (1902-1981), défunt prêtre français d’origine juive, et son frère Vila, auxquels l’institut Yad Vashem de Jérusalem a remis, ce 11 janvier 2004, la médaille des " Justes parmi les Nations ", en présence de Gérard Araud, l’ambassadeur de France en Israë l.
L’abbé Glasberg est ainsi devenu l’un de ces 2262 Français qui se sont vus attribuer cette haute distinction. Depuis son ordination en 1938, l’abbé Glasberg s’était, en effet, consacré au sauvetage et au reclassement des réprouvés et sans-patrie, et notamment des Juifs fuyant les persécutions des nazis. Il fonda à Lyon l’Amitié Chrétienne qui allait offrir asile aux réfugiés pendant l’occupation nazie (1940-1944), dans le cadre de la Résistance, en leur donnant de faux papiers et en leur trouvant des familles d’accueil. En aoà »t 1943, son frère, qui participait à ces activités, fut arrêté, déporté et assassiné par les Allemands. Après la guerre, l’abbé Glasberg aida des Juifs à immigrer clandestinement en Israë l, en (…)
Article mis en ligne le 18 janvier 2004