800.000 victimes. C’est le bilan des affrontements ethniques au Rwanda en 1994. Un génocide.
10 ans plus tard, « Le Monde  » fait rebondir la polémique en publiant un rapport selon lequel Paul Kagamé, l’actuel Président Rwandais, aurait été à l’origine de l’attentat contre l’ancien Président rwandais, Juvénal Habyarimana, dont l’avion a été abattu par un tir de missiles.
Sa « part de responsabilité  » du génocide, au sens ’Elkabbachien’ du terme sans doute, dans la mesure où les milices Hutu ont immédiatement pris ce prétexte pour déclencher les massacres. Jusque là , il s’agissait encore d’affrontements rivaux entre communautés tribales.
Ce qui est beaucoup plus grave est l’apparition du rôle qu’aurait joué la France.
Vous vous souviendrez certainement de « l’opération turquoise  » d’aide humanitaire, entreprise pour favoriser l’évacuation de la population civile fuyant les exactions. D’après Kagamé, elle aurait permis d’exfiltrer un grand nombre de responsables et d’auteurs des massacres.
Dans ce cas, même si les soldats français n’ont pas « directement participé  » comme Paul Kagamé le prétend, au génocide de 1994, il n’en (…)
Article mis en ligne le 17 mars 2004
dernière modification le 12 avril 2004