Les attentats de Damas : coup monté du pouvoir ou nouvelle offensive terroriste ?
L’attaque terroriste qui s’est produite à Damas ce mardi soir est peut-être moins surprenante qu’il n’y paraît au premier abord : certes, a priori, on comprend mal pourquoi la mouvance du Djihad chercherait à frapper un pays qui lui offre de réelles facilités dans sa lutte contre la coalition interna-tionale en Irak ; mais, par ailleurs, la nature même du régime alaouite syrien et la férocité de la répression des mouvements intégristes dans ce pays peuvent malgré tout en faire une cible naturelle pour les Djihadistes sunnites.
Depuis plus de trente ans, le régime en place à Damas a mené, face au terrorisme, un double jeu qui ne pouvait que mal se terminer. En apparence, sur la scène internationale, les Syriens condamnaient le terrorisme, mais dans les faits, Hafez al Assad avait financé, protégé "et utilisé" toutes les factions terroristes palestiniennes, surtout les plus extrémistes : parfois en même temps et dans le même but, parfois les unes contre les autres, souvent contre ses voisins arabes, comme la Jordanie, toujours contre Israë l. Ainsi, du FPLP de Georges Habache au groupe Abou Nidal, en passant par le FDLP, ou la faction mercenaire dirigée (…)
Article mis en ligne le 29 avril 2004