La Cour suprême d’Israë l et la barrière de sécurité
La prise de position adoptée par la Cour suprême d’Israë l, cette semaine, à propos du tracé de la barrière de sécurité, au nord-ouest de Jérusalem illustre, si besoin était, le rôle de la plus haute instance judiciaire israélienne, dans la vie de l’Etat d’Israë l.
On sait que cette institution joue à la fois le rôle tenu, en France, par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation et le Conseil d’Etat.
Peu importe l’impact de cette décision sur le prestige du gouvernement, qui n’est que l’un des trois pouvoirs, à côté du législatif et du judiciaire.
Certes, des médias, généralement, " bien intentionnés " (sic) à l’égard d’Israë l ont préféré mettre l’accent sur la défaite du gouvernement présidé par Ariel Sharon. On sait, en effet, qu’à travers la personne de l’actuel Premier ministre israélien, contre lequel, malgré diverses tentatives, tout à fait légitimes, dans une démocratie, aucune motion de censure n’a, jusqu’à présent, été adoptée par la Knesset, c’est en réalité la légitimité de la politique israélienne qui est systématiquement mise en cause.
Mais, cette légitimité, qui vise à assurer la défense de l’Etat (…)
Article mis en ligne le 4 juillet 2004