Au chevet de la Palestine
"Cette fois, s’il s’en sort, on parlera de véritable miracle médical !" me dit très tôt ce matin, à la Moukata de Ramallah, le médecin qui m’avait permis d’annoncer, il y a tout juste un an, que Yasser Arafat souffrait d’un cancer avancé de l’estomac (voir "Le désordre n’est pas le désert").
"On lui a fait une endoscopie hier, c’est catastrophique, je ne connais pas de traitement pour ce que nous avons vu" et le médecin d’ajouter, admiratif, "le temps qu’Abou Ammar a survécu avec son mal constitue déjà un demi prodige, surtout qu’il n’a cessé de refuser l’hospitalisation à Aman que nous lui indiquions. Il se sentait immortel", conclut l’homme de la Faculté.
Sur place, et avec l’accord des Israéliens, les équipes médicales affluent. Il s’agit surtout de Jordaniens, de Tunisiens et d’Egyptiens. Des chirurgiens et des cancérologues. Ils sont au moins quinze à son chevet et on attend encore cinq Egyptiens ce matin, comme si la guérison du raïs dépendait du nombre de praticiens.
Dans le même temps, la plupart des apparatchiks multiplient les déclarations insensées, avec palme à Nabil Sha’at, comme d’habitude, que j’ai entendu dire à des journalistes (…)
Article mis en ligne le 28 octobre 2004