Irène Némirowsky : des mots qui blessent
Il y a une quinzaine de jours, le prix Renaudot était décerné, pour la première fois, à titre posthume, en l’occurrence à Irène Némirowsky, pour son livre Suite française paru chez Denoë l
La singularité de ce fait fut d’autant plus remarquée qu’Irène Nemirowsky arrêtée, en juillet 1942, par des gendarmes français, fut déportée et mourut à Auschwitz (comme son mari, Michel Epstein, arrêté, quelques semaines plus tard).
Même le journal Haaretz a rendu compte de cet événement.
Mais, si nous avons tenu à revenir sur celui-ci c’est qu’à la lecture de l’ouvrage, dont la publication est due à sa fille Denise Epstein qui, âgée seulement de 13 ans à l’époque, s’enfuit, en emportant le manuscrit de sa mère, il y a des mots qui blessent.
Nous laisserons à d’autres le soin de se prononcer sur la valeur indéniable de la Suite française, à la fois sur le plan littéraire et sur le plan historique.
Toutefois, ce que nous estimons devoir regretter, sur le plan de la désinformation, c’est le fait que, pour l’opinion publique, Irène Némirowsky semble apparaître comme une victime parmi les autres de la barbarie nazie à l’égard des Juifs.
Sur la (…)
Article mis en ligne le 23 novembre 2004