Session spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU pour marquer le soixantième anniversaire de la libération des camps de concentration
Traduction française : Menahem Macina
M. le Secrétaire général,
M. le Président,
MM. les Ministres des Affaires Etrangères, mes collègues,
Survivants de l’Holocauste,
Honorables Délégués,
Mesdames et Messieurs,
Il y a soixante ans, les soldats alliés sont arrivés aux portes du camp de concentration d’Auschwitz. Rien ne les préparait à ce dont ils allaient être témoins, en ce lieu et dans les autres camps qu’ils allaient libérer. La puanteur des corps, les piles de vêtements, de dents, de chaussures d’enfants.
Mais dans les récits des libérateurs, plus que l’odeur, plus même que les piles de corps, l’histoire de l’horreur s’exprimait sur les visages des survivants.
Le récit de Harold Herbst, un libérateur américain de Buchenwald, est le paradigme de beaucoup d’autres. Je le cite :
« Comme je marchais parmi les baraquements, j’ai entendu une voix ; je me suis retourné, et j’ai vu un squelette vivant qui me parlait. Il m’a dit, "Dieu merci, vous êtes venus". J’éprouvais un étrange (…)
Article mis en ligne le 26 janvier 2005
dernière modification le 29 janvier 2005