Le Nobel de la Paix, ou le "Wishful thinking"
Le comité Nobel pour la Paix est assez coutumier d’anticipations magiques : Il attribue la prestigieuse récompense du Nobel de la Paix avant que le résultat ne soit acquis.
Dans toutes les autres disciplines où un Prix Nobel est attribué, qu’il s’agisse des prix scientifiques, Physique, Chimie, Médecine, la récompense n’échoit que tardivement à son récipiendaire méritant, des années, voire des décennies après que son Å“uvre aura reçu la patine du temps, et la confirmation de son utilité pragmatique. Le Nobel de Chimie attribué cette année au Français Jean-Yves Chauvin, 30 ans après ses travaux fondamentaux sur la " métathèse ", en sont une illustration caricaturale.
De même bien entendu en Littérature, et en Economie, le prix n’est attribué qu’à une Å“uvre majeure, mà »rie, et universellement reconnue, même si elle peut être contestée.
Par contre, pour le Nobel de la Paix, le jury pratique ce que les Anglo-saxons appellent le " Wishful Thinking ", que je traduirais par " pensée magique ". En anticipant les résultats d’une activité humaine destinée à préserver de bonnes relations entre nations, le jury du Nobel espère influer sur le cours (…)
Article mis en ligne le 8 octobre 2005