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Khaled Meshal àGaza pour un Festival de haine, prône la destruction d’Israë l
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 10 décembre 2012

Que se racontent des membres du Hamas lorsqu’ils se rencontrent ? Vous le découvrirez dans les compte-rendus de la visite « historique  » de Khaled Meshal, chef du bureau politique du Hamas àGaza, y compris sur le site Twitter de Tsahal...Mais ce qui fait froid dans le dos c’est que ce sont des centaines de milliers de Palestiniens de toutes tendances, Fatah y compris, rejoints par des Arabes venus d’ailleurs, qui déversaient ainsi leur haine de Juifs et Israéliens. Ce qui ne laisse aucun espoir de paix...

Un demi-million de supporters du Hamas....

Selon l’agence de presse Maan News ce sont des centaines de milliers de Gazaouis qui se sont pressés àGaza et dans d’autres villes de la Bande de Gaza pour célébrer la venue de Khaled Meshal, chef de la branche politique du mouvement terroriste du Hamas qui se rendait pour la première fois àGaza. Selon le Hamas le nombre de Gazaouis dans la rue était d’un demi-million . Soit àpeu près toute la population adulte car il y a un million et demie de Gazaouis, avec une forte proportion d’enfants. Un demi-million de Gazaouis supporters du Hamas, donc. Hamas qui, dans sa Charte, prône ni plus ni moins que la destruction d’Israë l.

De plus, toujours selon cette agence de presse le directeur en charge des passages aux frontières, Mahir Abu Sabha, estime que « plus d’un millier de sympathisants venus de pays arabes, islamiques et étrangers, sont venus dans l’enclave côtière pour cet anniversaire  ». Il s’agissait, en effet, de marquer non seulement la création du Hamas, voici vingt-cinq ans – àquelques jours près -, la « victoire  » majeure qui aurait été remportée contre Israë l lors de l’Opération Pilier de Défense mais aussi l’anniversaire de la première Intifada contre Israë l.

De plus, selon l’organisation anti-israélienne International Solidarity Movement, « le fait le plus marquant de la journée est certainement la présence, côte àcôte, de toutes les factions, drapeaux mêlés, ceux du Hamas, du Jihad Islamique, du FPLP, du FDLP et du Fatah  » .

Des frères ennemis étant donc réconciliés, pour l’heure tout au moins, dans une haine commune d’Israë l et une même volonté de détruire l’État hébreu. Khaled Meshal ou le « Premier ministre  » gazaoui Hanyeh, qui l’accompagnait dans cette visite, insistant sur une nécessaire « réconciliation  » dans un but commun. Il est ànoter, d’ailleurs, que Mahmoud Abbas ne s’est en rien démarqué de la volonté de détruire Israë l clairement énoncée àGaza par les divers intervenants. Ce que soulignait Benyamin Netanyahou en préambule de la réunion du Cabinet ministériel du 9 décembre. Le Premier ministre israélien rappelant que, de surcroît, « Abu Mazen [ nom de guerre de Mahoud Abbas ] n’avait pas non plus condamné les missiles tirés sur Israë l et cherche àse réconcilier avec le Hamas soutenu par l’Iran  ».

Mais que s’est-il dit pendant ces célébrations, véritable festival de haine ?

Ce qui était au programme des discours tenus àGaza le 8 décembre, c’était bien, ni plus ni moins, la destruction pure et simple d’Israë l, que ce soit par la lutte armée ou par le biais du « droit au retour  » de la descendance des Arabes qui avaient quitté la région àdivers moments et dans diverses circonstances et sont devenus aujourd’hui des « réfugiés  » palestiniens.

Selon l’agence de presse iranienne Fars News, qui ne donne pas une énorme importance àcette visite, qualifiée par ailleurs d’historique, Khaled Mashal, le héros du jour, déclarait : « la Palestine est ànous, du fleuve àla mer – du Jourdain àla Méditerranée – du nord au sud. Il n’y aura de concession sur aucun pouce de cette terre....nous libérerons Quods occupée ( connue également sous le nom de Beitol-Moghaddas [ la maison sacrée ] ou Jérusalem ) centimètre par centimètre, pierre par pierre...le droit au retour [ des réfugiés ] est sacré pour nous et nous n’y renoncerons pas  ».

Un discours sans la moindre ambiguïté, accueilli avec enthousiasme par une foule en délire, scandant « oh, Meshaal, notre armée a frappé Tel Aviv !  » , « oh Qassam, recommence et frappe Haïfa  » ! rapporte l’ISM.

Le chef politique du Hamas prononçait également une phrase sans doute destinée àun auditoire extérieur, se démarquant en effet de l’antisémitisme pourtant inhérent au mouvement terroriste et constaté de mille et une manières. Félicitant les membres du Hamas qui avaient pris pour cible des villes situées au centre d’Israë l, Khaled Meshal disait, en effet : « nous ne tuons pas de Juifs parce que ce sont des Juifs. Nous tuons des sionistes parce que ce sont des usurpateurs et nous continuerons àtuer quiconque prend notre terre et nos lieux saints  »

Mais que s’est-il dit d’autre pendant ces célébrations, en dehors des déclarations officielles ?

Un Cheik venu de Mauritanie pour l’occasion, Muhammad al-Dadou, qui passe pour un savant de l’islam, déclarait que « la terre sainte de Palestine n’appartient pas qu’aux seuls Palestiniens mais àtoute la nation islamique. La nation islamique ne cèdera pas un pouce de cette terre sainte. Notre message àla nation islamique est qu’il est de son devoir de libérer la terre de Palestine. Elle devrait soutenir la résistance en Palestine de toutes sortes de manières, y compris avec un soutien financier et des armes  ». Le conditionnel est approprié ici car on ne peut réellement parler de « nation islamique  », ni de soutien financier réel jusqu’ici, le plus gros de ce fardeau étant laissé àl’Europe ou aux États-Unis.

Toutefois l’Iran chiite soutient le Hamas, est son plus grand fournisseur d’armes, on le sait. Mais dernièrement l’Émir du Qatar, un sunnite, s’est rendu àGaza, annonçant un don de quatre millions de dollars. Des pays aussi divisés et s’opposant que ceux-làs’unissant dans un combat contre l’État hébreu. Toutefois la visite récente de l’Émir explique peut-être la tiédeur de la couverture iranienne de cet événement.

On peut avoir un aperçu de ce qui s’est dit d’autre pendant ce festival de la haine en suivant le compte Twitter de Tsahal. En voici quelques exemples : une terroriste ayant participé àl’attentat perpétré contre la pizzeria Sberro àJérusalem où se trouvaient surtout des mères de familles et des enfants, déclarait : « je ne pouvais m’empêcher de sourire en entendant le nombre de morts  ». Un attentat ayant fait quinze morts, dont sept enfants, et cent trente blessés graves.

Autre exemple : la fille d’un terroriste du Hamas faisait part de ses projets d’avenir ainsi : « Je veux tirer des missiles contre les Juifs et mourir en martyr comme mon père  ».

Pour un « responsable  » du Hamas « les Juifs sont responsables de toutes les catastrophes dans le monde  »... Un autre avait pour slogan : « Mort aux Juifs et àl’Amérique  »

Dans ces trois derniers exemples il n’est plus question de faire un distinguo entre Juifs et Israéliens, on le voit...