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Le Hamas modère annule les propos de Jimmy Carter sur un possible accord avec Israë l
LEMONDE.FR avec AP et AFP | 21.04.08 | 12h43 • Mis àjour le 21.04.08 | 15h43
Article mis en ligne le 21 avril 2008

L’ancien président américain Jimmy Carter, en visite au Proche-Orient, a affirmé, lundi 21 avril àJérusalem, que des responsables du Hamas pourraient accepter un accord de paix avec Israë l "si les Palestiniens l’approuvent", et qu’ils ne saperaient pas les efforts du président palestinien, Mahmoud Abbas, pour négocier, "même si le Hamas devait être en désaccord sur certains des termes de cet accord".

L’ancien président américain Jimmy Carter, en visite au Proche-Orient, a affirmé, lundi 21 avril àJérusalem, que des responsables du Hamas pourraient accepter un accord de paix avec Israë l "si les Palestiniens l’approuvent", et qu’ils ne saperaient pas les efforts du président palestinien, Mahmoud Abbas, pour négocier, "même si le Hamas devait être en désaccord sur certains des termes de cet accord".

Selon M. Carter, les responsables du Hamas seraient prêts, aux mêmes conditions, àreconnaître "le droit d’Israë l àvivre en paix comme proche voisin".

A peine cette annonce faite par l’ancien président américain, qui avait rencontré des dirigeants du Hamas en Syrie vendredi, un porte-parole du mouvement islamiste, Sami Abou Zouhri, a modéré l’ouverture vers Israë l de son mouvement. Il a expliqué que les déclarations de M. Carter "ne signifient pas que le Hamas acceptera le résultat du référendum"
.

LA RÉCONCILIATION PRÉALABLE À UN RÉFÉRENDUM

Jimmy Carter a d’ailleurs précisé que, aux yeux des dirigeants du mouvement islamiste, la tenue d’un tel référendum sur un accord de paix devait être précédée d’une réconciliation entre le Hamas et le Fatah. Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas àGaza, a par ailleurs estimé que ce référendum devait concerner les réfugiés palestiniens en exil, ce qui pourrait compliquer son organisation.

M. Zouhri a aussi noté que le Hamas, qui refuse de reconnaître Israë l, considérerait tout futur Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza comme "transitoire". M. Carter a assuré de son côté que ses interlocuteurs du Hamas n’avaient pas employé ce qualificatif.

Israë l et les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont sévèrement critiqué cette rencontre. En réponse, l’ancien président a soutenu que "la stratégie actuelle visant àexclure la Syrie et le Hamas ne marche pas. Elle contribue àexacerber le cycle de la violence, les malentendus et l’animosité".