Le terminal de Nahal Oz, utilisé par Israë l pour l’approvisionnement en carburants de la bande de Gaza qui a été fermé mercredi après une attaque de terroristes palestiniens, le restera encore "quelques jours", a déclaré dimanche un responsable israélien.
"Le terminal restera fermé quelques jours, le temps d’examiner et de décider des mesures à prendre pour y assurer la sécurité", a affirmé à Galei Tsahal , le président de la commission de la Défense et des Affaires Etrangères de la Knesset, Tzahi Hanegbi.
Ce proche du Premier ministre Ehud Olmert a également souligné qu’Israë l n’avait pas l’intention de fermer définitivement ce terminal. "Aucune décision stratégique de ce genre n’a été prise", a-t-il ajouté.
Il a également réaffirmé que les Palestiniens "doivent s’en prendre à ceux qui ont attaqué le terminal provoquant sa fermeture". "Il s’agit d’une provocation délibérée de la part du Hamas", le mouvement islamiste palestinien qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007, a ajouté Tzahi Hanegbi.
La seule centrale électrique fonctionnant dans la bande de Gaza pourrait cesser de fonctionner dans les prochains jours si les livraisons de fioul ne reprennent pas ce qui pourrait se traduire par des coupures d’électricité, a pour sa part prévenu samedi son directeur Rafik Maliha.
Des terroristes palestiniens appartenant à trois groupes différents ont attaqué mercredi le terminal de Nahal Oz, entre le nord de la bande de Gaza et Israë l, avec comme objectif d’enlever des soldats. Deux civils, des gardes israéliens du terminal, ont été tués ainsi que deux terroristes.
Le Jihad islamique et deux autres groupes armés, les Comités de la résistance populaire et les brigades des Moudjahidine, ont revendiqué l’attaque dans un communiqué.
Par ailleurs, Tzahi Hanegbi exprimé l’espoir que l’Egypte réagira de "façon plus ferme" à toute tentative du Hamas de forcer la frontière égyptienne. Du 23 janvier au 3 février, des centaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza s’étaient infiltrés en Egypte à la suite de la destruction du mur et des clôtures marquant la frontière avec la bande de Gaza.
"Les Egyptiens ont tiré les leçons de ce qui s’est passé. Ils déploient des efforts dignes d’éloges pour ériger une mur d’acier afin d’empêcher de nouvelles infiltrations", a poursuivi Tzahi Hanegbi.
L’Egypte est prête à renforcer encore son dispositif à la frontière avec la bande de Gaza face aux menaces du Hamas de la faire à nouveau sauter, avait indiqué jeudi un responsable des services de sécurité égyptiens.
Mardi dernier, un haut responsable du Hamas, Khalil al-Hayya, avait menacé de prendre d’assaut les points de passage de la bande de Gaza si Israë l ne levait pas le blocus de ce territoire.
En janvier, la centrale de la bande de Gaza avait cessé de fonctionner plusieurs jours durant après la fermeture de tous les points de passage par Israë l, en représailles à une vague de violences palestiniennes.