Tandis que les soldats étaient à la recherche de la localisation précise du lieu, ils sont tombés dans une embuscade, des Palestiniens armés leur ayant tiré dessus et un missile anti-tank a été tiré sur eux. L’embuscade paraît avoir été bien planifiée auparavant. Le sergent-chef Bisan Sayef, 21 ans, originaire du village de Jatt, a été abattu dans des clashes avec des terroristes palestiniens dans le sud de la bande de Gaza mercredi matin 9 avril, a annoncé Tsahal.
Il appartenait à l’unité Golani Egoz. Deux autres soldats de la même unité ont été blessés. Les forces de Tsahal opéraient dans la zone pour démanteler une infrastructure terroriste près de Kissufim, l’un des principaux points de passage vers Gaza depuis le retrait unilatéral de la bande de Gaza en 2005.
Un des soldats a été tué et deux autres ont été légèrement blessés. Tous ont été évacués vers l’hôpital Soroka de Beersheva. Les troupes de Tsahal ont répondu aux tirs et selon des rapports palestiniens, un homme du Hamas a été tué lors des accrochages et au moins quatre autres ont été blessés.
Mardi 8 avril, des soldats de l’unité Givati, accompagné de tanks, ont tué trois Palestiniens dans le nord de la bande de Gaza. Lors de l’opération, les troupes recherchaient un tunnel de trois mètres de profondeur creusé sur une longueur de 700 mètres à partir de la frontière avec Israë l. Des sources de Tsahal ont dit que le tunnel avait été vraisemblablement creusé dans le but d’être utilisé pour perpétrer des attaques contre Israë l.
Olmert en visite au Commandement de la Région Centre
Le Premier ministre Ehoud Olmert, accompagné du vice-ministre de la Défense Matan Vilnai, du chef d’Etat-major de Tsahal le lieutenant-général Gaby Ashkenazi, et du chef du Commandement de la Région Centre -le Pikoud Hamerkaz-, le général de division Gadi Shamni, a effectué une visite mardi 9 avril au Commandement de la Région Centre de Tsahal. La visite était concentrée sur le secteur Sud du Commandement central, tout particulièrement la ville de Hevron. Un briefing a été organisé en l’honneur du Premier ministre afin de l’informer des activités de Tsahal dans la zone, de la guerre contre le terrorisme, et de l’allègement des restrictions pesant sur les Palestiniens vivant en Judée-Samarie, ainsi que sur la construction de la Barrière de séparation.
Après la visite, Olmert a fait un bilan de la situation avec les commandants des différentes unités chargées du Commandement de la Région Centre. Chaque commandant des unités respectives s’est ainsi entretenu avec le Premier ministre sur les principales activités de son unité, ainsi que sur les menaces existantes dans la zone. Le Premier ministre a exprimé sa gratitude quant au rôle tenu par les commandants, officiers, et soldats dans la guerre inflexible menée par forces terrestres et aériennes de Tsahal contre les éléments terroristes agissant dans la zone, tout particulièrement ceux du Hamas. Et il a mis l’accent sur le besoin d’alléger les restrictions -autant que possible- pesant sur les Palestiniens de Judée-Samarie, afin d’avancer dans la voie de la paix.
Menahem Mazouz qualifie la conduite de Katsav de « choquante  »
L’avancée dans les procédures légales dans l’affaire visant l’ex-président de l’Etat d’Israë l Moshe Katsav a fait un pas de géant en arrière mardi 8 avril, quand Katsav a informé le tribunal de Jérusalem qu’il renonçait à l’accord conclu avec l’accusation le 28 juin 2007.
« Je veux me battre pour mon innocence  », a déclaré Katsav devant le panel de trois juges, présidé par l’adjoint du président du tribunal, Shulamit Dotan. « Je veux mettre fin à l’accusation, et me battre pour que la vérité éclate. Je choisis un chemin difficile, et je comprends ses implications. J’y ai réfléchi pendant longtemps, et j’ai finalisé ma pensée aujourd’hui.  »
En réponse à l’annonce faite par Katsav, le procureur de l’Etat Menahem Mazouz, a indiqué qu’il requerrait alors une inculpation beaucoup plus sévère contre l’ancien président, par rapport à celle qui avait été négociée avec les avocats de Katsav, Zion Amir, Avigdor Feldman, et Avraham Lavie.
« La conduite de Katsav est choquante  », a affirmé Mazouz dans une réponse écrite. « De toutes les manières, les implications de sa décision sont claires pour lui. Comme vous l’avez rappelé, l’Etat a répondu à la Haute cour de justice [au regard des pétitions appelant à l’annulation de l’accord conclu entre les parties] que cela entraînera une accusation comprenant les chefs les plus graves dont il est suspecté, malgré les difficultés auxquelles nous nous sommes déjà confrontés.  »
Les chefs d’Etat répondent présents pour le 60ème anniversaire d’Israë l
Le président Shimon Peres compte sur la présence de nombreuses personnalités venu du monde entier pour les cérémonies marquant le soixantième anniversaire de la création de l’Etat hébreu, en mai 2008. "Nous aurons probablement dix présidents de plusieurs pays, dix anciens présidents, des Premiers ministres, des ministres, des scientifiques, des philosophes, des artistes", a souligné Peres dans une interview accordée à l’Associated Press, mercredi 9 avril.
Selon le président, devraient notamment être présents le président américain George W. Bush, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev ou encore la star Barbra Streisand ou le milliardaire australo-américain Rupert Murdoch. Tous devraient participer à une conférence portant sur les contributions juives et israéliennes au monde.
Cette conférence constituera l’un des temps forts des cérémonies marquant le soixantième anniversaire de l’Etat d’Israë l avec des concerts, mais aussi des événements sur la Shoah, un atelier pour la promotion de la coexistence israélo-arabe ainsi qu’un tour cycliste d’Israë l de 1 200 kilomètres.
Alerte levée pour la police à Jérusalem
L’état d’alerte a été levé pour la police et les services de secours israéliens dans la région de Jérusalem mercredi 9 avril en début d’après-midi. Cet état d’alerte avait été lancé dans la matinée en raison d’information des services de renseignement sur un terroriste palestinien qui tenterait d’entrer dans la ville afin de perpétrer un attentat.
La police avait renforcé ses points de contrôle à l’entrée de la ville et des unités spéciales avaient été déployées dans et autour de Jérusalem, a précisé la police. Côté secours, les services avaient doublé leurs effectifs ainsi que le nombre d’ambulances en alerte, Tsahal ne faisant aucun commentaire.
Les troupes égyptiennes en état d’alerte à la frontière avec Gaza
Un millier de soldats égyptiens étaient en état d’alerte mercredi 9 avril à Rafah à la frontière avec la bande de Gaza à la suite d’information des services de renseignement faisant état d’un possible coup de force du Hamas pour rouvrir la frontière, a annoncé un responsable de la sécurité égyptienne.
Selon le responsable ayant requis l’anonymat, les hommes du Mouvement de la résistance islamique s’apprêteraient à démolir à coups de bulldozer le mur qui sépare l’Egypte de l’étroite bande côtière palestinienne et faire exploser le principal point de passage avec des mines. Cet état d’alerte survient au lendemain de la déclaration d’un responsable politique du Hamas, Khalil al-Haya, estimant que "la situation n’était plus supportable" à Gaza et menaçant d’ouvrir à nouveau des brèches dans le mur de séparation.
En janvier 2008, les hommes du Hamas avaient fait plusieurs trous dans ce mur à coups d’explosif, permettant ainsi à des centaines de milliers de Palestiniens d’entrer en Egypte pendant dix jours pour se ravitailler en produits devenus rares en raison du blocus israélien de la bande de Gaza, en vigueur depuis le coup de force du Hamas en juin 2007.
Par ailleurs, la police égyptienne a annoncé la découverte d’une importante cache d’armes le long de la frontière israélo-égyptienne, à quelque 60 kilomètres au sud de Rafah. La cache souterraine construite depuis assez longtemps contenait 1 250 kilos d’explosif, 24 mines antichars, ainsi que des fusils d’assaut. Les policiers égyptiens ont découvert cette cache dans les montagnes de la région d’Hadhira avec l’aide de pisteurs bédouins désormais sur les traces de suspects.
30 % de touristes de plus attendus en Israë l après Pessah
Le ministère du Tourisme a publié mercredi 9 avril un communiqué annonçant la venue de 80 000 touristes en Israë l après les vacances de Pessah, soit une hausse de 30 % par rapport à la même période en 2007.
Lors d’une réunion avec le Premier ministre Ehoud Olmert mercredi, le directeur-général du ministère du Tourisme, Shaul Tzemah, a fait savoir que de nombreuses réservations d’hôtels à travers tout le pays avaient d’ores et déjà été effectuées, atteignant ainsi 80 % de leur capacité d’accueil.
2 soldats de Tsahal légèrement blessés dans une opération au sud de Gaza
Deux soldats de Tsahal ont été légèrement blessés dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 avril par des Palestiniens armés dans le sud de la bande de Gaza.
L’armée conduisait des opérations dans la zone afin d’empêcher les tirs de roquettes et la pose d’engins explosifs le long de la Barrière de sécurité lors de l’accrochage.
Judée-Samarie : Tsahal arrête 19 Palestiniens suspectés de terrorisme
Des troupes de Tsahal ont arrêté 19 Palestiniens suspectés de terrorisme dans des opérations en Judée-Samarie pendant la nuit du mardi 8 au mercredi 9 avril.
Les suspects ont été emmenés pour être interrogés par les forces de sécurité.
Deux obus de mortiers tirés sur Israë l
Deux obus de mortiers ont été tirés sur Israë l mercredi matin, a rapporté Galei Tsahal, la radio de l’armée.
Les obus ont frappé des zones ouvertes et aucun blessé ni dommage n’a été rapporté.
Six roquettes tirées sur Israë l mardi
Mardi 8 avril, des terroristes palestiniens à Gaza ont tiré six roquettes Kassam sur Israë l.
Les roquettes sont tombées dans des zones ouvertes, trois d’entre elles ont atterri au sud d’Ashkelon.
Aucun blessé ni dommage n’a été rapporté.
INTERNATIONAL
Washington envisagerait d’organiser un sommet israélo-arabe en Egypte
Le président américain George Bush travaille actuellement à l’organisation d’un sommet qui réunirait en Egypte plusieurs responsables arabes et Israë l, a annoncé mardi 8 avril le député Yossi Beilin, du parti Meretz.
Plusieurs proches du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas ont confirmé cette information selon laquelle Washington souhaiterait réunir à la même table des responsables israéliens, palestiniens, égyptiens et jordaniens dans le but de relancer le processus de paix au Proche-Orient.
Selon Beilin, le sommet devrait se tenir à Sharm el-Sheik et se situer dans la droite ligne du processus de négociations relancé en novembre 2007 à la conférence d’Annapolis, aux Etats-Unis.
Côté agenda, des responsables palestiniens ont évoqué les dates du 17 et 18 mai 2008 pour la tenue de ce sommet. Bush a déjà prévu une visite officielle en Israë l courant mai dans le cadre des festivités organisées en l’honneur du soixantième anniversaire de la création de l’Etat juif.
Rice ne compte pas briguer la vice-présidence aux côtés de McCain
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a assuré mercredi 9 avril qu’elle n’aspirait pas à briguer la vice-présidence des Etats-Unis sur un "ticket" avec le candidat républicain John McCain qui se présente aux présidentielles de novembre 2008.
Le sénateur de l’Arizona est désormais assuré d’être investi comme candidat républicain pour la présidentielle et le nom de Condoleezza Rice a été avancé par certains pour faire campagne à ses côtés.
"Le sénateur John McCain est un Américain extraordinaire, un responsable vraiment remarquable et évidemment un grand patriote", a déclaré la patronne de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse au Département d’Etat avec ses homologues canadien et mexicain. "Cela dit, je vais retourner à Stanford, retourner en Californie, à l’ouest du Mississippi. J’ai vraiment hâte de suivre cette campagne et de participer en tant qu’électrice".
Condoleezza Rice a enseigné à l’université de Stanford. Elle a rappelé qu’il lui restait "beaucoup de travail" au Département d’Etat, et ensuite "je rentrerai avec plaisir à Stanford".
Irak : le général Petraeus contre un départ précipité des troupes américaines
Le général Petraeus, chef des forces américaines en Irak, a recommandé mardi 8 avril la suspension du retrait des troupes pour une durée indéterminée, affirmant qu’un départ trop rapide mettrait en péril les récentes avancées en matière de sécurité. Le président américain George W. Bush a déjà fait savoir qu’il accepterait les recommandations du général Petraeus et il devrait annoncer officiellement jeudi 10 avril qu’il suivra ses conseils.
Auditionné au Sénat, David Petraeus a plaidé pour l’observation d’une "période de consolidation et d’évaluation" de 45 jours, une fois achevé en juillet prochain le retrait des forces supplémentaires envoyées par le président en 2007. Les effectifs seront alors réduits d’environ 160 000 à 140 000 hommes.
"A la fin de cette période, nous entamerons un processus d’évaluation des conditions sur le terrain pour, à terme, déterminer si nous pouvons recommander d’autres réductions" du nombre de soldats américains en Irak, a déclaré le général, prévoyant un "processus continu" et "des recommandations pour des retraits supplémentaires quand les conditions le permettent".
"Cette approche ne permet pas de fixer de calendrier de retrait", a-t-il affirmé, "mais elle offre la flexibilité nécessaire à ceux d’entre nous qui sont sur le terrain afin de protéger les fragiles gains en matière de sécurité pour lesquels nos soldats se sont tant battus et sacrifiés".
Irak : explosion dans la Zone Verte de Bagdad
Au moins une roquette ou un obus de mortier a été tiré mercredi 9 avril sur la Zone Verte au coeur de Bagdad, ont rapporté des témoins. On pouvait voir un nuage noir s’élever au-dessus de la zone fortifiée abritant notamment le gouvernement irakien mais aussi les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Des haut-parleurs demandaient aux habitants de "s’abriter et d’attendre d’autres instructions".
On ignore encore s’il y a des dégâts ou des victimes mais on pouvait voir des hélicoptères survoler le secteur, cible privilégiée des attaques insurgées. La semaine dernière, deux soldats américains avaient été tués et plusieurs autres blessés dans une attaque similaire.
La commission d’enquête sur l’assassinat de Hariri veut plus de temps
Le chef de la commission d’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri a demandé mardi 8 avril plus de temps à la communauté internationale avant de rendre ses conclusions.
Le procureur canadien Daniel Bellemare a en effet demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prolonger son mandat de six mois afin de continuer à mener une enquête qu’il compare à "un immense puzzle".
Le chef de la commission a affirmé qu’il avait en sa possession des preuves accréditant la thèse que l’assassinat de Rafik Hariri a été commandité par une cellule terroriste responsable d’autres attentats au Liban. "Je ne peux pas vous dire à l’heure actuelle si j’aurai des résultats dans un an, six mois ou trois mois", a dit Bellemare à l’occasion d’une conférence de presse.
"Tout ce que je peux vous dire c’est que nous ferons tout notre possible pour mener la procédure de la manière la plus humaine qui soit", a-t-il ajouté. Bellemare a refusé de donner plus de détails sur l’avancement de l’enquête, par souci de discrétion et pour la bonne conduite des investigations.
L’explosion d’une bombe placée dans une camionnette dans les rues de Beyrouth a coà »té la vie en février 2005 à l’ancien Premier ministre libanais ainsi qu’à vingt-deux autres personnes. Réputé pour ses positions anti-syriennes, Hariri avait reçu de nombreuses menaces de mort avant d’être la cible d’un attentat.
Jacques Rogge rencontre le Premier ministre chinois Wen Jiabao
Le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a rencontré mercredi 9 avril le Premier ministre chinois Wen Jiabao pour discuter des préparatifs des Jeux de Pékin au coeur des manifestations anti-chinoises qui ont émaillé le relais de la flamme dès son départ de Grèce puis à Istanbul, Londres et Paris.
Gerhard Heiberg, membre du conseil exécutif du CIO, a confirmé à l’Associated Press que Rogge rencontrait Wen. Il a ajouté que le conseil exécutif du CIO allait tenir une réunion extraordinaire mercredi dans l’après-midi
Mardi 8 avril, Rogge avait assuré qu’un éventuel arrêt du relais de la flamme olympique était une fausse "rumeur". "Il n’y a pas de discussions en ce sens-là ", a-t-il assuré lors d’une émission diffusée sur la chaîne française France-3.
De leur côté, les organisateurs s’attendent à d’autres manifestations et altercations mercredi à San Francisco, pour la suite de la traversée de la flamme olympique.
Des moines bouddhistes perturbent une tournée de médias étrangers en Chine
Des moines bouddhistes ont une nouvelle fois perturbé mercredi 9 avril un voyage organisé par le gouvernement chinois pour des médias étrangers dans leurs monastères dans la province de Gansu, a rapporté Chine Nouvelle.
Selon l’agence officielle chinoise, un groupe de moines du monastère de Labrang dans l’ouest du pays a brièvement interrompu ce déplacement soigneusement encadré par les autorités chinoises.
On ne dispose d’aucun autre détail sur cet incident. L’Associated Press n’était pas invitée à ce déplacement.
Il y a deux semaines, un voyage de journalistes strictement encadrés à Lhassa destiné à voir les dégâts provoqués par les violentes émeutes anti-chinoises avait été également brièvement perturbé par des moines tibétains.
Al-Fayed abandonne son combat judiciaire après le verdict de l’enquête
Mohamed al-Fayed a fait savoir mardi soir 8 avril qu’il renonçait à son combat judiciaire entamé il y a plus de dix ans pour prouver que la mort de la princesse Diana et de son fils Dodi était le fruit d’un complot des services secrets britanniques.
Le jury londonien chargé de se prononcer sur la cause de la mort de Lady Di en 1997 à Paris avait conclu lundi 7 avril que la disparition de la princesse et de son compagnon était un homicide lié à la conduite négligente de leur chauffeur Henry Paul et à l’attitude des paparazzi qui traquaient le couple.
"Je suis un père qui a perdu son fils et j’ai fait tout ce qui était de mon possible depuis dix ans. Mais aujourd’hui avec le verdict, je l’accepte, non sans émettre quelques réserves", a dit le milliardaire d’origine égyptienne dans un entretien accordé à la chaîne de télévision britannique ITV News. "J’en ai assez. Je laisse ce qui reste entre les mains de Dieu pour ma vengeance. Je ne tenterai plus rien [...]c’est la fin", a-t-il ajouté.
Depuis la mort du couple il y a presque onze ans, Mohamed al-Fayed n’a eu de cesse de penser que son fils et Diana avaient été les victimes d’un complot ourdi par le prince Philip, époux d’Elizabeth II, et perpétré par les services secrets britanniques. Selon lui, l’establishment aurait commandité ce double assassinat afin d’empêcher les deux personnalités de se marier et d’embarrasser la couronne britannique.
FRANCE
La mission pour Ingrid Betancourt quittera bientôt la Colombie
"Il faut tenir compte" du rejet des FARC -les forces armées rebelles en Colombie-, "mais ça veut pas dire qu’on abandonne, pas du tout. Au contraire, nous nous obstinons", a assuré mercredi 9 avril le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à l’issue du Conseil des ministres.
"Sans l’accord des FARC [...] nous n’avons pour l’heure, pour cette mission précise aucune chance", a-t-il constaté. "C’est une grande déception" mais "nous allons continuer, sous une forme ou sous une autre", a assuré le chef de la diplomatie française. "Il faut la trouver", a-t-il martelé au sujet d’Ingrid Betancourt. "J’irai dans un avenir assez proche [dans la région] pour essayer de renouer une fois de plus les fils d’une mission qui sera sans doute différente", a ajouté Kouchner.
La mission médicale dépêchée pour venir en aide à Ingrid Betancourt et aux otages de la guérilla les plus affaiblis "devrait quitter prochainement la Colombie", ont fait savoir mardi soir 8 avril la France, l’Espagne et la Suisse, après l’annonce du rejet de cette opération humanitaire par les FARC.
Le président français Nicolas Sarkozy a fait part mardi dans la soirée de sa "profonde déception" tout en assurant que la France restait "pleinement mobilisée pour rendre les otages à la vie et à leurs proches".
Les députés français s’attaquent à l’anorexie
La Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté mercredi 9 avril une proposition de loi UMP qui sanctionne l’incitation à l’anorexie. Le texte punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende "le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l’exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé".
Les peines encourues sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de décès de la victime. Un amendement adopté en commission crée en outre un délit de propagande et de publicité en faveur des moyens de parvenir à une maigreur excessive, passible des mêmes peines. Ce délit inspiré de la provocation au suicide est destiné à lutter contre les articles de presse ou les reportages télévisés incitant à l’anorexie.
La proposition de loi vise les moyens de communication -magazines, sites internet, mais aussi blogs- qui poussent les personnes à se priver de nourriture pour maigrir ou font ouvertement l’apologie de l’anorexie, par une "valorisation à outrance d’une image filiforme de la femme". Le texte s’alarme tout particulièrement de la "maigreur excessive de certains mannequins".
L’anorexie mentale touche entre 30 000 et 40 000 personnes en France, essentiellement des jeunes filles. Elle apparaît majoritairement au cours de l’adolescence. Le taux de mortalité est évalué à 5,6 % au bout de 10 ans.
La proposition de loi Boyer sera examinée mardi 15 avril dans l’hémicycle.