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La BBC dépasse les bornes
Par Stephanie Zenati pour Guysen International News
Article mis en ligne le 23 mars 2008

La BBC dans la ligne de mire d’Israë l. La puissante société de médias britanniques se voit aujourd’hui accusée de désinformation. Déjàtrès critiquée par les autorités israéliennes pour son parti pris àl’égard des Palestiniens, la chaîne anglaise vient cette fois-ci de diffuser une information complètement erronée.

Le 6 mars 2008, le monde entier a les yeux braqués sur Jérusalem. La capitale israélienne vient en effet d’être victime d’un attentat àl’école talmudique Mercaz Harav. Une tuerie, qui fait huit morts.

Les équipes de la BBC, présentes sur les lieux, relayent immédiatement l’information, et quelques heures après le drame, le correspondant Nick Miles explique : "peu après l’attaque, des bulldozers israéliens ont détruit la maison du terroriste. Par la suite, le Hamas a mis en place une tente de deuil sur laquelle flottent des drapeaux du Djihad islamique".

Une information erronée. Car quelques heures après le drame, s’il est vrai que les dirigeants israéliens s’interrogent sur la possibilité juridique de détruire la maison du terroriste, ils y renoncent quelques heures après.

D’ailleurs, les télévisions du monde entier montrent alors des images de la maison de la famille du terroriste, intacte.

Quelques jours après, la BBC "dans l’embarras" est contrainte de reconnaître son erreur.

"Nous tenons àrevenir sur une information que nous avons délivrée, vendredi dernier (le 7 mars), au sujet de l’attaque perpétrée par un tireur palestinien dans une yeshiva àJérusalem.
Nous affirmions alors que la maison d’Ala Abou Dheim àJérusalem-est, avait été démolie par les autorités israéliennes.

Ce n’était pas vrai et nous tenons àprésenter nos excuses àIsraë l" déclare la journaliste anglaise, Geeta Guru-Murthy, lors d’un flash télévisé.

Il s’avère en effet que les images utilisées par la BBC sont en réalité celles prises il y a quelques mois par l’agence de presse palestinienne Maan.

Il s’agit d’une maison appartenant àun dirigeant du Djihad islamique de Bethléem, Mohammed Shehadek, qui elle, a bien été détruite.
Une erreur de taille pour cette chaîne d’information si populaire, qui contribue àla détérioration de l’image d’Israë l.

Et la BBC ne s’arrête pas là. Lors de la récente opération menée par Tsahal dans la Bande de Gaza, le site internet de la société anglaise avait indiqué "qu’Israë l prenait délibérément pour cible des civils palestiniens".

"L’armée de l’air israélienne a dit vouloir cibler les lanceurs de roquettes. Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, a condamné ces attaques lancées àl’encontre des civils palestiniens, les qualifiant d’inappropriés et disproportionnés" a déclaré la chaîne.

Des propos qui ont suscité de vives critiques. Un membre de la communauté juive de Manchester, Hantman Jonathan, a immédiatement adressé une lettre àla direction de la BBC :
"l’article publié par le site internet de la BBC est partial dans sa description des opérations menées par Israë l. Parler ’d’attaques contre des civils’ sans évoquer les attaques àla roquette des Palestiniens, dont Israë l est victime sans cesse, ne reflète pas la situation".

Car la BBC s’est autorisée certaines libertés, et a notamment décidé de ne pas retranscrire l’intégralité du discours de Ban Ki Moon.

"Tout en reconnaissant le droit d’Israë l àse défendre, je condamne l’usage disproportionné et excessif de la force, qui a tué et blessé de nombreux civils.
Je condamne les attaques àla roquette palestinienne, et j’appelle àla fin de ces actes terroristes".

Une portion de phrase essentielle, qui replace les propos du secrétaire général de l’ONU dans leur contexte.

Une fois encore la BBC a ’présenté ses excuses’.
"Nous reconnaissons que nous aurions dà» faire références au propos de Ban Ki Moon, lorsque celui-ci condamnait les attaques de roquettes.
Nous avons désormais modifié les lignes de notre article àce sujet, et également supprimé toute allusion àdes tirs israéliens ciblés sur la population civile palestinienne".

Autant de dérapage qu’Israë l voudrait bien voir cesser.