Israë l peut oublier le soldat kidnappé Gilad Chalit s’il s’engage dans une politique d’élimination des dirigeants du Hamas, a annoncé un officiel du mouvement dans la bande de Gaza lundi 11 février. L’officiel, qui s’est entretenu avec le Jerusalem Post au téléphone, a déclaré que la branche armée du Hamas - les Ezzedine Kassam - ne "restera pas oisive" si Israë l assassine Ismaë l Haniyeh ou Mahmoud Zahar.
"L’assassinat de nos dirigeants aura de sérieuses répercussions sur le cas de Chalit", a-t-il continué. "Israë l doit savoir qu’il y a des lignes rouges qui ne doivent pas être franchies. Si Israë l décide de mettre en pratique ses menaces, il devra tirer un trait sur Chalit pour toujours".
Lundi, le Hamas a également accusé l’Egypte d’avoir "brutalement torturé" quelques 100 membres du Hamas qui ont été arrêtés dans le Sinaï après avoir passé la frontière de Rafiah. Ayman Taha, l’un des portes-paroles du Hamas, a confirmé que les hommes appartenaient à des cellules terroristes infiltrées avec des explosifs en Egypte.
Après avoir déclaré qu’ils ne redoutaient pas les menaces israéliennes, la plupart des dirigeants du Hamas se sont cachés. Le Hamas a prévenu que sa réplique sera "sans précédent", exprimant son étonnement devant le "silence" de la communauté internationale.
Said Siam, l’un des leaders du Hamas dont le nom a été cité comme cible potentielle, a accusé la direction de l’Autorité palestinienne à Ramallah d’encourager Israë l à assassiner Haniyeh ou d’autres personnalités. Il a déclaré que le Hamas était prêt à diriger la bande de Gaza depuis des tentes, des maisons, la rue si Israë l détruisait les infrastructures du Hamas. "Si nous sommes destinés à mourir par la main des sionistes, c’est un grand honneur pour nous", a commenté Siam. "Même si les menaces ne sont pas nouvelles, nous les prenons au sérieux".
A Ramallah, le Cabinet du Premier ministre Salaam Fayad a prévenu qu’une invasion israélienne de la bande de Gaza ou l’assassinat de Palestiniens saboterait les efforts pour raviver le processus de paix et plongerait la région dans un autre cycle de violences. Le Cabinet a appelé les Etats-Unis et la communauté internationale a exercer des pressions sur Israë l pour l’empêcher de mettre ses menaces en pratique.
Les doutes de Salaam Fayad
Le Premier ministre palestinien Salaam Fayad n’a pas caché son scepticisme lundi 11 février en évoquant les négociations de paix avec Israë l, censées être relancées depuis le sommet d’Annapolis. il estime que des résultats "tangibles" doivent se faire sentir dans les plus brefs délais pour que le processus reste crédible.
"A moins qu’il y ait des progrès tangibles dans l’avenir immédiat" sur plusieurs engagements pris par Israë l, "je pense, honnêtement, qu’il faudra que nous commencions à appeler ceci par son nom", a déclaré Fayad lors d’une visite à Washington.
Il a souligné ne pas vouloir renoncer aux pourparlers, mais a estimé qu’il existait de bonnes raisons de douter des chances d’aboutir du processus amorcé avec la conférence internationale d’Annapolis organisée à la fin de l’année dernière par le président américain George Bush, dont l’ambition est de faire parvenir les deux parties à un accord d’ici la fin 2008.
"Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à avancer comme si les choses marchaient ou avançaient conformément aux attentes, car jusqu’ici ce n’est pas le cas, pour vous dire la vérité", a déclaré le Premier ministre palestinien.
Fayad était à Washington pour rencontrer la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et d’autres responsables, pour tenter notamment d’obtenir des engagements internationaux d’investissements financiers et de prêts pour les territoires palestiniens.
Rice devrait se rendre au Proche-Orient en avril, a par ailleurs annoncé lundi le Département d’Etat. Ce voyage interviendra alors que les négociations entamées après la conférence d’Annapolis en novembre ne semblent pas connaître de progrès notables, et que les responsables israéliens et palestiniens ont commencé à émettre publiquement des doutes sur la possibilité d’arracher un accord avant la fin du mandat de Bush, dans moins d’un an.
Par ailleurs, le Premier ministre Ehoud Olmert entame aujourd’hui sa deuxième journée de visite en Allemagne. Le ministre de la Défense Ehoud Barak doit se rendre de son côté en Turquie.
Israë l lance un appel d’offres pour la construction de 1,100 logements dans Jérusalem Est
Le ministre israélien du Logement a annoncé mardi 12 février qu’un appel d’offres sera bientôt lancé pour la construction de 1,100 appartements dans Jérusalem Est, une décision certaine de provoquer la colère des Palestiniens qui veulent faire de la partie est de la ville la capitale de leur futur Etat.
Zeev Boïm a déclaré à la radio militaire que les appels d’offres vont être bientôt lancés pour 350 appartements dans le quartier de Har Homa et de 750 autres logements à Pigsat Zeev.
Boïm a également répondu au journaliste qui l’interrogeait que son ministère et la municipalité de Jérusalem n’étaient pas dans l’obligation d’obtenir une autorisation de construction du Bureau du Premier ministre pour tout nouveau développement dans la ville. En revanche, il a confirmé que chaque nouvelle construction en Cisjordanie faisait l’objet d’une autorisation personnelle du Premier ministre Ehoud Olmert.
Le Premier ministre avait déclaré au moment de la visite du président américain George Bush en Israë l au mois de janvier qu’il distinguait le statut de Jérusalem de la question des territoires de Cisjordanie. Il s’était ainsi opposé à la position américaine d’après laquelle toute nouvelle construction devait être gelée tant en Cisjordanie qu’à Jérusalem Est, cette partie de la capitale étant disputée.
Olmert avait indiqué qu’il n’y aurait aucune négociation sur Jérusalem et qu’Israë l y exerçait sa souveraineté.
Le fait qu’Olmert n’exige pas que les projets de Jérusalem soient soumis à son approbation, contrairement à ce qui se passe pour la Cisjordanie, montre qu’il fait une différence et n’entend pas aligner le statut de Jérusalem Est sur celui des "territoires palestiniens".
Opérations militaires
Des forces terrestres de la brigade des Golani, appuyées par des blindés, conduisent une opération dans la bande de Gaza depuis lundi 10 février dans la nuit.
Un soldat israélien a été légèrement blessé.
La radio militaire a annoncé que des hommes armés palestiniens ont été blessés au cours des échanges de tirs.
Des terroristes ont tiré des obus de mortier contre la zone du Hahal Oz mardi 12 février dans la matinée. Il n’y a eu ni dommages ni blessés.
Dans la nuit de lundi, des obus ont été tirés contre le Néguev, l’un d’eux atterrissant près du Conseil régional du Néguev.
Par ailleurs, l’armée a arrêté 6 terroristes palestiniens présumés lors d’opérations en Cisjordanie dans la nuit de lundi. 4 des suspects ont été appréhendés à Naplouse, un à Ramallah et le dernier à Hébron.
Raids de l’armée contre plusieurs bureaux de change de Cisjordanie
L’armée a investi 14 bureaux de change en Cisjordanie mardi 12 février, confiscant près de 850.000 dollars et arrêtant cinq Palestiniens soupçonnés de gérer des fonds venus de l’étranger pour alimenter des organisations terroristes, a annoncé l’armée.
Au cours des derniers mois, les terroristes palestiniens ont réussi à augmenter le montant des fonds reçus de l’étranger leur permettant d’étendre leurs opérations, a souligné Tsahal. Dans son communiqué, l’armée soutient qu’au cours du dernier trimestre 2007, 3,4 millions de dollars (2,3 millions d’euros) ont été transférés aux organisations palestiniennes, essentiellement au Hamas en Cisjordanie. Cet argent sert "à alimenter les activités terroristes".
Cet argent provient au moins partiellement d’Iran bien que l’armée ne mentionne pas ce pays dans son communiqué.
Selon des témoins palestiniens, les soldats ont interpellés dix cambistes en quatre endroits de Cisjordanie et confisqué des centaines de milliers de dollars en liquide et en chèques.
Succès d’Olmert en Allemagne
Le Premier ministre Ehoud Olmert est arrivé en Allemagne pour une visite officielle dimanche 10 février.
Alors qu’il sortait d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel - qui faisait suite à un entretien de 4 heures - Olmert a déclaré mardi 12 février en fin de matinée que l’Iran développait un programme d’armement nucléaire secret. Il a ajouté qu’Israë l n’excluait aucune option pour l’empêcher de réaliser son projet, allusion cachée à une option militaire.
La radio militaire a rapporté que la rencontre entre Olmert et Merkel était un succès pour Israë l. La chancelière soutient la ligne adoptée par Israë l pour lutter contre les tirs de roquettes. Elle a appelé le Hamas a cesser ses opérations contre les populations civiles. Merkel a également manifesté son inquiétude devant la situation humanitaire à laquelle est confrontée la population de Gaza.
Si les proches d’Olmert ont déclaré leur satisfaction devant la fermeté exprimée par l’Allemagne face au Hamas et au terrorisme palestinien, ils ont aussi fait remarquer que Merkel semblait moins résolue par rapport à l’Iran. Elle a déclaré que l’Allemagne n’envisageait pas d’autre solution que diplomatique au problème posé par son développement nucléaire.
Olmert rentre en Israë l mardi soir, il est attendu autour de minuit.
Le programme chargé de Barak en Turquie
Le ministre de la Défense Ehoud Barak est parti mardi 12 février au matin pour une visite de deux jours en Turquie. Il doit rencontrer le ministre de la Défense turc Vecdi Gonul, le président Abdoullah Gul et le chef d’état-major Ysar Buyukanit.
A un moment où les appels à lancer une opération militaire massive à Gaza se multiplient, Barak a déclaré aux journalistes qui l’accompagnaient que cette opération “n’était pas pour tout de suite. Nous agirons avec sang froid le moment venu†. Il a également confié qu’il y avait des raisons expliquant le fait qu’Israë l ne lance pas encore toute sa force dans la guerre contre le Hamas. Barak a conclu sur ce sujet en rappelant qu’il y avait déjà une opération militaire massive à Gaza, qui durait depuis des semaines, et que les soldats continueraient leurs actions d’une manière renforcée.
La Turquie est l’un des uniques partenaires politique et militaire d’Israë l au Moyen-Orient. Une délégation du ministère de la Défense a récemment rencontré ses homologues à Ankara. Les discussions ont porté sur des ventes de matériel militaire israélien. Le montant du contrat serait de 200 millions de dollars.
En plus des discussions commerciales, Barak doit aborder la question du conflit palestinien avec la Turquie. Celle-ci a déjà servi d’intermédiaire entre Israë l et les Palestiniens, mais aussi entre Israë l et la Syrie. Les commentaires vont bon train, certains estimant que Barak s’est rendu en Turquie pour étudier la possibilité de reprise de pourparlers avec Damas. Un journaliste de Reuters a expliqué qu’à son sens, Barak croyait davantage dans la “piste syrienne†que dans la “piste palestinienne†, au contraire d’Olmert qui focalise les efforts de la diplomatie israélienne sur un accord avec les Palestiniens.
Barak et ses homolgues aborderont également le sujet de l’Iran et de son programme nucléaire. Ils avaient été au centre des discussions entre le président Shimon Peres et le président Abdoullah Gul lors de la visite du premier en Turquie au mois de novembre. A cette occasion, Gul avait déclaré qu’il pensait que les pays avaient le droit de développer des sources d’énergie alternative, en référence aux allégations du président iranien qui a toujours soutenu que son programme de développement nucléaire poursuivait des fins civiles.
La colère d’Eli Yishaï
Le président du parti orthodoxe sépharade Shas, Eli Yishaï, a annoncé lundi 11 février que les jours du Shas dans la coalition étaient comptés après que le Jerusalem Post a révélé des pourparlers entre Israë l et les Palestiniens sur Jérusalem.
Yishaï a déclaré aux journalistes présents à la réunion hebdomadaire de son parti, qu’il aborderait la question avec le Premier ministre Ehoud Olmert et la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni. Celle-ci préside l’équipe des négociateurs israéliens qui a été mise en place après la conférence d’Annapolis pour reprendre les pourparlers avec les Palestiniens. Ahmed Qoureï, ancien Premier ministre de l’Autorité palestinienne, dirige l’équipe palestinienne.
Yishaï a renouvellé ses menaces de quitter le gouvernement si jamais les pourparlers avec l’Autorité palestinienne devaient aboutir à un quelconque accord quand les Kassam continuent de tomber sur Sderot. Yishaï a étendu la portée de ses mises en garde précédentes, où il avait déclaré que seule la question de Jérusalem constituait une ligne rouge pour son parti.
Yishaï a écrit une lettre au secrétaire du Cabinet Ovad Yehezkel demandant que toute décision sur ce qu’Israë l est prêt à négocier soit décidée dans le forum des 7 ministres qui se recontraient régulièrement pendant la seconde guerre du Liban.
Par ailleurs, il a remis une visite au quartier de Har Homa à jeudi. Des députés de l’Union nationale - Parti national religieux se joindront à lui. Le quartier de Har Homa est controversé : le gouvernement a décidé de construire de nouveaux appartements malgré l’avis des Etats-Unis qui estiment qu’en agissant ainsi le gouvernement israélien viole son engagement de ne pas construire de nouvelles implantations. Le quartier de Har Homa est un quartier juif à l’est de Jérusalem entouré d’habitations arabes.
Arkia ouvre une ligne régulière vers Paris
La compagnie israélienne Arkia ouvre une ligne régulière vers la France, a annoncé le ministre des Transports Shaul Mofaz mardi 12 février.
Cette ligne régulière est la première avant que la compagnie n’étende ses activités à d’autres villes d’Europe telles Londres, Barcelone ou Rome.
La ligne sera opérationnelle à partir du mois de mai et le prix du billet sera de 149 dollars pendant les deux premiers mois.
L’ouverture de cette ligne met fin au monopole de la compagnie nationale El Al sur les vols réguliers vers l’étranger.
Une ville d’Israë l porte plainte contre Google
La ville de Kiryat Yam a décidé de poursuivre en justice Google pour diffamation : l’une des options cartographiques du géant de l’Internet indique que cette ville aurait été bâtie sur les ruines d’un village arabe.
Kiryat Yam est une ville de 40.000 habitants, sur la côte méditerranéenne, juste au nord du port de Haïfa.
Les responsables de la ville démentent avoir déplacé les Arabes pendant la guerre de 1948 et affirment que la naissance de la ville remonte à 1945. Pour sa défense, Google met en avant le fait qu’il autorise tous les internautes à modifier ses informations.
Kiryat Yam s’est retrouvée au coeur de la polémique quand un utilisateur de Google Earth, Thameen Darby, a inséré une note précisant que la ville avait été édifiée sur l’emplacement de Ghawarina. Il a inséré une dizaines d’autres notes similaires sur la carte d’Israë l disponible sur Google.
Darby, médecin palestinien âgé de 30 ans qui a grandi à Jénine, a expliqué que sa mère faisait partie des réfugiés du village de Balad al-Sheikh, près de Kiryat Yam. "Autant que je sache, la localité du village arabe de Ghawarina a été décrite à cet endroit", a t-il expliqué à l’Associated Press en ajoutant que si jamais il avait tort, il se ferait un devoir de corriger son erreur.
Le site Internet de Darby place Ghawarina à l’endroit même où a poussé Kiryat Yam, mais une autre carte situe la ville arabe au sud de Haïfa, sur le site de l’actuelle ville arabe de Jisr el-Zarka.
Les contributions de Darby à Google Earth se font, explique-t-il, dans le cadre du réseau d’information sur la "Nakhba" (la catastrophe, comme les Palestiniens nomment la naissance d’Israë l). Ce réseau décrit sa mission de la manière suivante : aider les Palestiniens déplacés à comprendre leur héritage, ou à retrouver les villages d’origine de leurs parents ou grand-parents.
Soixante ans plus tard, il est difficile de situer précisément nombre des villages qui ont été détruits, ce qui conduit à des controverses multiples.
"C’est totalement absurde", juge le Pr Yossi Ben-Artzi de l’université de Haïfa dans les colonnes du quotidien israélien "Yediot Ahronot". "Kiryat Yam a été construite sur des dunes de sable et il n’y avait aucun village palestinien dans cette zone. Ces terres avaient été achetées en 1939 par l’entreprise de travaux publics Gav Yam", affirme le professeur.
Finalement, un porte-parole de Google a expliqué que Google Earth dépendait des informations que lui apportent ses utilisateurs, ce qui reflète la contribution des gens, et non ce que Google croit être exact.
Trois trafiquants de drogue arrêtés dans une poursuite spectaculaire
La police d’Israë l a remporté une victoire contre le trafic de drogue lundi 11 février en saisissant de l’héroïne qui avait été passée en contrebande en Israë l plus tôt dans la journée. La saisie est d’une valeur de 7 millions de shekels. 4 inspecteurs du sous-district du Néguev ont été blessés dans l’opération.
La police a poursuivi lundi matin une bande de trois trafiquants. Elle suppose qu’ils se sont infiltrés en Israë l en passant par la Jordanie. Quand la voiture des policiers s’est approchée de celle des trafiquants pour l’arrêter, ceux-ci ont fait demi-tour, projetant leur véhicule contre celui de la police. L’accident a eu lieu près du pont d’Ein Yahav sur la route 90.
L’un des policiers visé dans l’accident est parvenu à s’extraire du véhicule pour se mettre à la poursuite des agresseurs. Avec une main écrasée par le choc, il a réussi à saisir l’un des trafiquants et à le garder cloué au sol jusqu’à l’arrivée des renforts.
Les deux autres policiers ont arrêté les deux autres suspects, restant concentrés sur leur mission comme si rien ne s’était passé. Les trois trafiquants sont des habitants du Néguev déjà connus pour leur passé criminel.
Un hélicoptère a été dépêché sur place pour évacuer les policiers vers l’hôpital le plus proche une fois leur mission terminée.
Deux policiers sont dans un état moyen, les deux autres étant dans un état satisfaisant. Le commandant Yossi Cohen est le plus blessé. Il souffre de blessures multiples dans la partie inférieure de son corps. Les médecins attendent les résultats des autres opérations qu’il doit subir avoir de se prononcer.
La police a découvert 26 kg d’héroïne dans leur voiture. Un kilo d’héroïne pure vaut 1 millions de shekels dans la rue, a expliqué un policier.
INTERNATIONAL
Le Rallye Paris-Dakar émigre en Argentine et au Chili
Le Rallye Dakar, dont l’édition 2008 qui devait se dérouler en Afrique a été annulée en raison de menaces terroristes, aura lieu en 2009 en Argentine et au Chili. Ce rallye, qui se disputera du 2 au 18 janvier 2009 s’élancera de Buenos Aires et se concluera aussi dans la capitale argentine.
Le roi de Jordanie est en Russie
Le roi de Jordanie Abdoullah II a rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou lundi 11 février pour parler de la situation au Moyen-Orient ainsi que d’accords de coopérations militaires et commerciaux.
C’était la seconde visite du roi en un an avec le président qui cherche à accroître son influence dans le Moyen-Orient. Les ventes de missiles anti-aériens russes sophistiqués et d’autres armes à la Syrie et à l’Iran ont inquiété des dirigeants du Moyen-Orient qui redoutent une nouvelle course aux armements dans la région.
Poutine a déclaré que la coopération militaire et technique entre la Russie et la Jordanie a augmenté ces dernières années. “Le rôle que vous et la Russie jouent et pourront jouer pour résoudre de nombreuses crises au Moyen-Orient est également important†, a confié le roi Abdoullah à Poutine.
L’Egypte expulse 500 Palestiniens vers Gaza
Les gardes-frontières égyptiens ont graduellement fait passer les Egyptiens et les Palestiniens bloqués du mauvais côté de la frontière, interrogeant d’une manière serrée plus de 100 personnes de retour en Egypte.
Au moins 500 Palestiniens restés dans les villes frontalières d’el-Arish et de Rafiah ont été expulsés vers la bande de Gaza, tandis que les fouilles continuaient pour déloger les Palestiniens se cachant illégament dans des familles égyptiennes, a déclaré un officier responsable de l’opération.
En même temps, 132 Egyptiens ont été autorisés à revenir en Egypte, après avoir subi des interrogatoires poussés pour enquêter sur leurs éventuels liens avec le Hamas.
La plupart des Egyptiens ont déclaré qu’ils étaient venus à Gaza pour visiter de la famille ou vendre des produits de consommation. Des camions de marchandises achetées par des Palestiniens en Egypte ont été autorisés à passer. Les marchandises consistaient essentiellement en cigarettes et en tabac pour narguilé.
Les forces de sécurité israéliennes avaient annoncé que le Hamas profitait du désordre à la frontière pour faire entrer à Gaza des roquettes longue-portée, des missiles anti-aériens et d’autres armes. L’information avait été confirmée par les Palestiniens eux mêmes.
Des affrontements entre des hommes du Hamas et des policiers égyptiens ont sérieusement endommagé la relation entre la bande de Gaza et le Caire. Lundi 11 février, le Hamas a menacé d’ouvrir de nouveau la frontière de force si le blocus israélien continuait.
Les autorités égyptiennes ont vivement mis en garde les Palestiniens, déclarant qu’elles ne se laisseraient pas intimider.
Une délégation de 5 hommes du Barheïn et de 49 Palestiniens porteurs d’un passeport étranger, qui étaient venus en visite, ont également été autorisés à sortir de la bande de Gaza où ils étaient restés bloqués.
Les Egyptiens ne veulent pas enseigner l’hébreu
L’ambassadeur d’Israë l au Caire, Shalom Cohen, a demandé officiellement que l’hébreu soit ajouté à la liste des langues étrangères enseignées dans les écoles égyptiennes.
Sa demande a soulevé une vague de protestations, certains recommandant que l’hébreu soit rayé des langues universitaires. Des avocats et des juristes ont envoyé une lettre au gouvernement l’enjoignant de rejeter la proposition de Cohen qui “porte atteinte à la souveraineté de l’Egypte†.
Un membre de l’opposition a déclaré que l’étude de l’hébreu devait être réservée aux étudiants de maîtrise et de doctorat en Sciences sociales, de manière à ce qu’ils connaissent mieux leur ennemi.
Caricatures de Mahomet : arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’assassinat
La police danoise a annoncé mardi 12 février l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’avoir préparé l’assassinat de l’un des douze dessinateurs des caricatures du prophète Mahomet. Elles avaient déclenché une vive vague de protestation parmi les musulmans du monde entier, il y a deux ans.
Ces arrestations ont eu lieu au lever du jour à Aarhus dans l’ouest du pays pour "empêcher un meurtre lié au terrorisme", ont précisé les services de renseignement danois. On ignore encore le nombre de personnes interpellées.
Le 26 octobre 2006, un tribunal danois avait débouté la plainte pour diffamation déposée par sept organisations musulmanes du Danemark contre le quotidien danois Jyllands-Posten, qui, le 30 septembre 2005, avait publié pour la première fois les caricatures de Mahomet à l’origine de la colère du monde musulman.
Le tribunal municipal d’Aarhus avait reconnu qu’il ne pouvait être exclu que certains musulmans aient pu être offensés par ces 12 caricatures mais qu’il n’y avait aucune raison de présumer que ces dessins avaient été réalisés avec l’intention "d’être irrespectueux envers les musulmans".
Les organisations musulmanes réclamaient 100.000 couronnes danoises (13.400 euros) de dommages et intérêts à Carsten Juste, le rédacteur en chef du Jyllands-Posten, ainsi qu’au chef du service Culture Flemming Rose. Les deux hommes avaient donné leur accord pour la publication des caricatures.
Le Parquet général du Danemark avait annoncé dès mars 2006 qu’il n’engagerait pas de poursuites contre le Jyllands-Posten, en estimant que la publication des 12 caricatures ne constituait pas une infraction à la législation danoise.
Le Jyllands-Posten avait présenté ses excuses mais a justifié sa décision de publier les dessins, faisant valoir le droit à la liberté d’expression.
La crise n’avait éclaté que plusieurs mois après la publication des caricatures jugées blasphématoires, provoquant des manifestations violentes dans le monde musulman et un boycott des produits danois.