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Le FPLP-CG, basé àDamas, reprendrait du service àGaza
En bombardant Ashkelon, Ahmed Jibril met àexécution le durcissement syrien
par Chawki Freïha - Mediarabe.info
Article mis en ligne le 4 janvier 2008
dernière modification le 5 janvier 2008

Pour la première fois, une roquette tirée par des activistes palestiniens, a atteint le nord de la ville d’Ashkelon, àprès de 17 km de la frontière de la Bande de Gaza avec Israë l. C’est un précédent inquiétant, bien que le projectile n’ait pas fait de victimes

En effet, la seule organisation palestinienne qui disposerait de ce genre de roquettes, de type « Katioucha  » de 122 mm, est le FPLP-CG (Front populaire de libération de la Palestine, commandement général) dirigé par Ahmed Jibril qui a élu domicile en Syrie et qui reçoit ses ordres du régime de Damas.

De ce fait, selon le site « Elaph.com  », Israë l n’exclut pas d’attribuer la responsabilité de ce tir àla Syrie. Le site ajoute que les Israéliens se souviennent des opérations sophistiquées menées par l’organisation de Jibril considéré comme un spécialiste en armement et qui bénéficie d’un appui syrien sans faille.

Selon « Elaph.com  », « Ahmed Jibril avait côtoyé l’ancien président syrien, Hafez Al-Assad, quand il fut officier de l’armée syienne, et est demeuré son allié tout le long de la carrière présidentielle d’Assad et de la carrière terroriste de Jibril.

Au milieu des années 1980, Jibril avait réussi àcapturer des soldats israéliens, obligeant Tel-Aviv àlibérer 1.500 Palestiniens en échanges de ses militaires. Il avait également utilisé un ULM pour mener une opération qualitative depuis le Liban, en 1987, déclenchant la première intifada palestinienne. Pour maintenir la mobilisation, le FPLP-CG avait fondé une radio, la “Voix d’Al-Quds†, pour couvrir la “guerre des pierres†et pousser les Palestiniens às’y engager  ».

« Elaph.com  » rappelle également que Jibril avait « efficacement contribué àla première intifada en faisant parvenir d’importantes quantités d’armes àGaza, par la mer, et qu’il en a payé un prix élevé par l’élimination de son fils Jihad àBeyrouth par l’explosion de sa voiture, en mai 2002, un attentat attribué au Mossad qui l’aurait commandité àdes Palestiniens rivaux  ».

En tout état de cause, le tir, aujourd’hui, d’un Katioucha de gros calibre et de longue portée, semblable àceux utilisés par le Hezbollah durant la guerre de l’été 2006, inquiète les Israéliens qui y voient un « feu vert syrien donné àJibril pour reprendre du service et rebattre les cartes  ». Cette analyse rejoint celle de Khaled Asmar, publiée par MediArabe.info ce 3 janvier, sur le durcissement de la politique syrienne et sur les risques de déstabilisation qui en découlent.

Traduction et synthèse de Chawki Freïha