Dans la soirée de jeudi une nouvelle salve de Kassams s’est encore abattue sur Israë l, en provenance de la bande de Gaza. Les bataillons des Moudjahiddins, un des groupes armés du Fatah, les Comités de résistance populaire, et les brigades Al Qods du Jihad islamique ont revendiqué conjointement ces derniers tirs.
Une israélienne âgée d’une quarantaine d’année a sérieusement été atteinte par le souffle de l’explosion d’une roquette qui s’est abattue jeudi matin sur sa maison à Sdérot, et la victime a du être transportée à l’hôpital Barzilaï d’Ashkelon. Le projectile a percuté de plein fouet le bâtiment qui ne possédait pas d’abri blindé, en crevant le toit de la maison où il a provoqué des dégâts matériels importants. Une autre femme a également été légèrement blessée, et une dizaine de personnes commotionnées par la déflagration.Â
Réagissant à cette nouvelle attaque, le chef d’état-major Gaby Ashkenazy, a affirmé qu’il était absolument impossible de vaincre une organisation terroriste sans finalement contrôler militairement les secteurs occupés d’où opéraient les miliciens.
"La situation à Gaza ne pourra pas se poursuivre beaucoup plus longtemps. Il y a certes des résultats aux incursions ponctuelles de Tsahal, mais nous ne réussirons pas à totalement éradiquer les tirs. Il est probable que nous en soyons au point où nous devons lancer une grande opération terrestre" a ajouté le chef des armées.
Lors du dernier conseil des ministres, les participants s’étaient cependant rangés à l’avis du chef du gouvernement Ehud Olmert, selon lequel il n’y avait pas lieu de lancer une opération d’envergure dans les territoires autonomes palestiniens tant que les tirs de roquettes ne dégénéreraient pas en causant des pertes humaines.
Une incursion massive de forces armées dans la bande de Gaza risque également, selon les estimations israéliennes, de porter préjudice à Israë l au moment de la réouverture des négociations avec les palestiniens pour un règlement définitif du conflit, et de la venue dans la région du Président George Bush attendu à Jérusalem entre le 9 et le 11 janvier prochain.
Il faudrait de plus faire face dans ce cas, à l’opposition absolue du Fatah de Mahmoud Abbas, et à celle des pays de la Ligue arabe ayant participé au sommet d’Annapolis, contre toute intervention militaire de Tsahal, ainsi qu’au danger que ferait courir une telle opération à la vie de Guilad Shalit, toujours otage des