Six Palestiniens ont été tués mardi par Tsahal dans la bande de Gaza, à la veille de la reprise des pourparlers israélo-palestiniens, prévue lors de la conférence de paix d’Annapolis. L’armée israélienne a entamé une opération militaire au sud de la bande de Gaza, tuant cinq membres des organisations islamistes. Un des responsables du Hamas a également été tué lors d’une attaque aérienne qui appuyait des forces terrestres opérant dans le secteur de Rafah.
Au total, quinze Palestiniens ont été blessés par les tirs israéliens, en majorité des activistes armés. Selon, le porte-parole de Tsahal, cette incursion n’est qu’une opération de routine dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Quatre soldats israéliens ont par ailleurs légèrement été blessés par des tirs de roquettes antichars contre leur véhicule blindé.
Réagissant à cette opération, le Hamas a appelé l’Autorité palestinienne à boycotter les pourparlers avec Israë l. "Face à ce crime atroce, nous appelons les négociateurs palestiniens à ne pas se rendre à la rencontre avec les agresseurs, et à rompre tout contact avec eux. Il serait honteux de serrer ces mains trempées de sang", a déclaré Taher Al-Nounou, un porte-parole du mouvement islamiste.
Nabil Abou Roudeina, un proche du président Mahmoud Abbas, a affirmé de son coté que l’incursion israélienne "renforçait les doutes sur la volonté d’Israë l d’assurer le succès des négociations". Il a appelé la communauté internationale à intervenir immédiatement pour "faire cesser la politique israélienne d’agression".
Le Premier ministre Ehud Olmert a pour sa part déclaré espérer que "ce qui a été entamé à Annapolis conduira à un véritable dialogue avec les Palestiniens", et ajouté qu’Israë l désirait faire la paix avec tous ses voisins arabes, précisant que la normalisation avec la Syrie constituait un objectif prioritaire.