Bashar El Assad coordonne avec Mahmoud Ahmadinejad sa décision de ne pas participer à la conférence d’Annapolis. Dans une interview accordée au journal arabo-israélien Kol El Arab qui parait à Nazareth, le Dr Mohammad Habash, directeur du Centre d’Etudes Islamiques à Damas, et député indépendant au Parlement syrien, a affirmé que son pays "ne pouvait pas agir contre ses véritables alliés, pour les carottes que promettent les américains".
Il a précisé que la Syrie était "partenaire de l’Iran, avec laquelle elle avait décidé de ne pas participer au sommet de la paix au Moyen-Orient".
Bien que la réponse officielle de Damas à l’invitation faite à la Syrie par l’administration de George Bush se fasse toujours attendre, il semblerait que les affirmations de Habash reflètent bien la position définitive syrienne, alors que le ministre des Affaires étrangères de ce pays s’est rendu à Téhéran il y a quelques jours pour des consultations avec son homologue iranien.
Le parlementaire de Damas a par ailleurs assuré que "tous les signes attestaient que cette réunion internationale n’apporterait aucun bienfait au peuple palestinien". Il a d’autre part soutenu que "la question de la restitution du plateau du Golan ne devant pas être abordée, je crois que la participation de la Syrie à la conférence serait comparable à un faux témoignage".Â
Malgré cette prise de position claire, il paraîtrait toutefois que Bashar El Assad attende pour communiquer sa décision finale, les résultats de ses pourparlers avec les pays de la Ligue arabe réunis en Egypte, pour que figure à  l’ordre du jour de la conférence d’Annapolis le conflit territorial de son pays avec Israë l.