Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

Partage de Jérusalem : les divisions s’érodent
Delphine Matthieussent | Libération
Article mis en ligne le 22 octobre 2007
dernière modification le 23 octobre 2007

Jérusalem, « capitale unifiée et éternelle d’Israë l », était jusqu’àil y a peu bien plus que l’intitulé d’une loi votée par la Knesset, le parlement israélien, en 1980 : évoquer un partage de la ville sainte avec les Palestiniens suscitait inévitablement une controverse enflammée. L’ancien Premier ministre Ehud Barak l’a appris àses dépens lors des négociations de Camp David-Taba en 2000, àla suite desquelles il avait été accusé, y compris par le Premier ministre actuel Ehud Olmert - alors maire de la ville -, d’avoir voulu « brader » Jérusalem.

Objet=Réagir  : Partage de Jérusalem : les divisions s’érodent (article 8404)

Commentaire=je vous fais part de ma réaction àcet article ? Libération... qui, bien entendu, n’a pas été publiée.

Notre journaliste commet deux erreurs :

1. Le mur occidental (dit « mur des lamentations  »), n’est PAS DU TOUT le lieu le plus sacré du judaïsme...! Le SEUL lieu sacré du judaïsme est le Mont du Temple : lieu d’érection des Premiers et Deuxièmes Temples. C’est làla présence, selon la tradition juive, du souffle divin (Shkhina). Rome, la chrétienté, puis l’islam se sont emparés de ce lieu, ont détruit le Temple et en ont interdis l’accès aux Juifs. Le mur occidental, contrefort de l’enceinte du Temple, proche du Saint des Saints, est le lieu de commémoration du Temple perdu...

2. Malheureusement, il sera très difficile de trouver cette explication basique sous la plume d’un journaliste, car elle pose inéluctablement la question de la légitimité de la propriété de ce lieu.

3. Avant le Premier ministre Olmert, Avigdor Lieberman, lui-même, avait fait cette proposition et il serait bien difficile de l’accuser de brader la Terre d’Israë l. Plus sérieusement, il ne faut pas confondre partage de Jérusalem et modification des limites municipales, l’enjeu étant, bien entendu, la ville historique, la vieille ville, le Mont des Oliviers, la ville de David, en aucun cas Shuaffat ou Tsur Baher, qui n’ont rejoint les limites municipales qu’après 1967.

Je comprends qu’il est bien plus accrocheur d’évoquer « le partage » de Jérusalem plutôt que « sa redélimitation  ». Toutefois on aura, une fois de plus, donné un sérieux coup de pied àla compréhension du conflit et àses enjeux.

Lilith-Jerusalem