« Le document israélo-palestinien devra être concret et méthodique pour traiter d’une vision globale en vue d’une solution définitive au conflit. Le président Bush a décidé qu’en tête des priorités se tenait le succès de la conférence d’Annapolis  ».  C’est ce qu’a notamment déclaré la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, lors de sa visite à Ramallah lundi où elle a rencontré Mahmoud Abbas
Elle s’est félicité par ailleurs de la collaboration entre palestiniens et israéliens, indiquant qu’il y avait lieu de poursuivre la prise de mesures de nature à renforcer la confiance entre les parties, dans l’objectif de la création d’un Etat palestinien indépendant.
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Le président palestinien a pour sa part affirmé à l’issue de cette rencontre, que les équipes de négociation préparaient un document commun qui poserait les bases d’une solution aux questions centrales permettant le règlement du conflit. La conférence internationale de novembre constituera selon lui, le signe officiel de l’ouverture des pourparlers sur un accord définitif de paix.
Par ailleurs Mahmoud Abbas a demandé à la Secrétaire d’Etat américaine d’intervenir auprès d’Israë l pour empêcher la réquisition de terrains entre Jérusalem et Maalé Adoumim, la reprise des fouilles dans la vieille ville de la capitale, la poursuite de la construction de la barrière de sécurité, et pour permettre la réouverture des bureaux de l’Autorité Palestinienne à Jérusalem. Il a également appelé à nouveau le Hamas à abandonner ses prérogatives sur la bande de Gaza , suite au coup d’état perpétré par le mouvement islamiste.
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Le ministre des Affaires stratégiques, Avigdor Liberman, qui a rencontré Condoleezza Rice lundi soir dans un grand hôtel de la capitale, a pour sa part déclaré à son interlocutrice que le sommet d’Annapolis était "une erreur" dans le contexte actuel. Selon lui "tant que les questions de sécurité ne sont pas réglées, il est inadéquat que des problèmes bien plus compliqués et sensibles soient à l’ordre du jour". "Quel est donc l’intérêt d’une nouvelle conférence sans qu’il ne puisse y avoir de résultats concrets dans la vie de tous les jours pour les Palestiniens et les israéliens ?" a notamment questionné Liberman.