Cette information a été démentie par le bureau du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et dénoncée par un haut responsable du gouvernement israélien qui estime qu’ils n’ont « aucun sens  ». Il a ajouté que les négociations pour la libération des deux soldats s’opéraient sous médiation de l’ONU et de l’Allemagne. En revanche, l’épouse d’un des deux prisonniers a confirmé que des tractations sont en cours sous le parrainage de l’ONU.
Réguev et Goldwasser seraient en Iran
par Yael Ancri | Arouts 7
dimanche 14 octobre 2007 - 10:06
Les deux soldats de Tsahal, Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev, enlevés au début de la deuxième guerre du Liban par des terroristes du Hezbollah chiite libanais, auraient été transférés par une unité spéciale des Gardes révolutionnaires iraniennes du Liban en Iran. C’est ce qu’a indiqué dimanche le journal arabe al-Sharq al-Awsat, publié à Londres. Le journal n’a pas précisé quand les soldats avaient été transférés.
Le journal indique qu’au début de la deuxième guerre du Liban, une délégation de neuf officiers supérieurs des Gardes de la révolution s’est rendue d’Iran au Liban. Pendant la guerre, ils ont supervisé les opérations du Hezbollah depuis des centres spéciaux souterrains, dans le secteur oriental du Liban et dans un secteur proche de Baalbek. Réguev et Goldwasser auraient été transférés sous la supervision directe du vice ministre iranien de l’Intérieur Qassam Soleimani, un colonel des Gardes révolutionnaires.
Une source du quartier général du leader spirituel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Hossaini Khamenei, a indiqué au journal que la libération prochaine d’un prisonnier iranien, détenu en Allemagne ,pourrait être liée à un éventuel accord autour des otages. La source affirme que, dans le cadre de l’accord irano allemand, l’Allemagne libérera en décembre l’agent secret iranien, Kazem Darabi, condamné à 20 ans de prison pour l’assassinat de quatre opposants kurdes à Berlin en 1992. En échange, les restes des soldats israéliens seraient restitués à Israë l. D’après un accord passé en 2004 entre Israë l, le Hezbollah et l’Allemagne, Darabi devait à l’origine être libéré en échange d’informations sur Ron Arad.
La semaine dernière, un officiel français a confié au journal arabe al-Hayat, publié à Londres, qu’Israë l était convaincu que les soldats n’étaient plus en vie et que c’était la raison pour laquelle le Hezbollah refusait de permettre à la Croix Rouge de rendre visite aux otages.