Aucune conclusion personnelle ne serait formulée par la commission chargée d’enquêter sur les échecs de la deuxième guerre du Liban. Réagissant à ces informations publiées par le site internet du quotidien Yedihot Aharonot, le vice Premier Ministre, a affirmé que l’objectif central recherché par cette instance était « que soient tirés les enseignements aussi rapidement que possible, mais pas de faire tomber des têtes ».
Cette décision de ne pas formuler de recommandations sur des mesures de sanction à prendre contre les principaux responsables politiques et militaires, devrait contribuer selon Haim Ramon, à la stabilité de la coalition gouvernementale. Il a ajouté "que le public disposait pour sa part de l’outil électoral pour exprimer son avis".
Alors que les députés de la coalition se félicitaient à l’unisson de cette nouvelle, les critiques n’ont pas tardé à  fuser dans les rangs de l’opposition. Zehava Gal-On, du parti de gauche Meretz, a notamment déclaré : « Le chef du gouvernement a lui-même nommé ses juges, tuant du même coup cette enquête. La commission Winograd est une chronique d’impotence, connue depuis ses débuts. Il est inadmissible que celui qui a envoyé des soldats et des citoyens à la mort, avec légèreté et irresponsabilité, puisse ne pas en assumer les conséquences. L’échec devient ainsi orphelin ».
Le Likoud a par ailleurs appelé le ministre de la Défense à démissionner sans délai rappelant à Ehud Barak son engagement donné lors d’une conférence de presse en juin dernier de provoquer des élections anticipées dès la publication du rapport final de la commission Winograd.Â
De nombreux parents de soldats tombés au combat se sont indignés de cette décision, qui permet au chef du gouvernement d’échapper à sa responsabilité directe dans la gestion du conflit avec le Hezbollah libanais. Le Mouvement pour la probité du pouvoir s’est également élevé contre "ce renoncement à formuler des conclusions personnelles à l’encontre des responsables, fait intolérable pour une commission d’enquête, alors que le rôle central des politiques consiste en une prise de responsabilité qu’ils doivent assumer".
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