L’avenir de la capitale d’Israë l était dimanche matin à l’ordre du jour du conseil des ministres hebdomadaire. Le numéro deux du gouvernement, Haïm Ramon, est revenu sur son plan de séparation des différents quartiers de Jérusalem et a évoqué la possibilité que cette question cruciale soit discutée lors de la conférence internationale pour la paix, prévue le 25 novembre à Annapolis (USA)
Mais les gros titres de la presse de dimanche ont été réservés au ministre des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, qui a soutenu l’idée de séparer la ville en deux, et accepté de renoncer à certains secteurs au profit de l’Autorité palestinienne.
Affirmant vouloir garder sous contrôle israélien la vieille ville et le Mont Scopus, le dirigeant du parti nationaliste Israë l Beteinou a ajouté que le seul lien entre certains quartiers de Jérusalem et l’Etat d’Israë l était les allocations versées aux habitants de ces zones, entièrement arabes.
Les ministres se sont par ailleurs mis d’accord sur le besoin de tenir des consultations avant cette conférence internationale, afin de s’entendre sur les propositions concrètes d’Israë l à l’Autorité palestinienne.
Le Premier ministre a pour sa part tenté d’apaiser ses détracteurs qui lui reprochent d’aller beaucoup trop vite dans ses discussions avec les Palestiniens. Ehud Olmert a notamment rappelé que tout accord avec Mahmoud Abbas serait conditionné par l’application de la Feuille de route, qui prévoit notamment la fin des violences palestiniennes. Le chef du gouvernement a par contre refusé de dire si les questions concernant les réfugiés et le partage éventuel de Jérusalem seraient évoquées lors de ce sommet.