Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

Le chef d’état-major émet des réserves concernant la libération de prisonniers
service de Presse de l’ambassade de France en Israë l
Article mis en ligne le 2 octobre 2007

La deuxième chaîne de la télévision israélienne a révélé hier une lettre adressée la semaine dernière au Premier ministre et au ministre de la Défense par le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, et dans laquelle il fait part de ses réserves quant àla libération de prisonniers palestiniens résidant dans la bande de Gaza.

Le général Ashkenazi estime en effet qu’il y a un « problème moral  » àlibérer des prisonniers originaires de la bande de Gaza alors que Gilad Shalit y est toujours détenu par le Hamas.

Selon le Yediot Aharonot, cette lettre aurait provoqué la colère des proches du Premier ministre Ehud Olmert qui estiment que le chef d’état-major fait preuve d’hypocrisie. En effet, soulignent-ils, la liste des prisonniers àlibérer a été approuvée et signée par le général Ashkenazi qui ne s’est jamais publiquement opposé àcette démarche et s’est contenté de joindre cette lettre. Officiellement toutefois, le bureau du Premier ministre a déclaré ne pas tenir rigueur au chef d’état-major : « Nous sommes dans un pays démocratique, et il a le droit d’exprimer son opinion  », a fait savoir un responsable du bureau.

Cette lettre a, semble-t-il, été une des raisons pour lesquelles le président d’Israë l, Shimon Pérès, a attendu hier après-midi pour signer la grâce des trente prisonniers originaires de la bande de Gaza. M. Pérès, affirme le journal, aurait eu en effet le sentiment que le gouvernement s’attendait àce qu’il donne automatiquement son accord àleur libération. Il a donc voulu faire savoir que sa signature n’était pas un blanc-seing. Par conséquent, seuls ont été libérés hier les cinquante-sept prisonniers résidant en Cisjordanie, dont la libération s’est faite sur ordre du commandant militaire de la région centre. Ceux qui résident dans la bande de Gaza et dont la libération nécessite une grâce présidentielle, devraient être libérés aujourd’hui.

Tzipi Livni : « La Palestine sera la patrie du peuple palestinien, y compris des réfugiés  »

Le Haaretz rapporte que dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni a évoqué les récents efforts faits par le gouvernement israélien afin de résoudre le conflit israélo-palestinien. « De même qu’Israë l est la patrie du peuple juif, la Palestine sera la patrie et la solution nationale du peuple palestinien, y compris des réfugies  », a-t-elle déclaré.

Mme Livni a souligné que rien ne pouvait remplacer les négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens. « Nous savons, surtout depuis les retraits du Liban et de Gaza, qu’un retrait territorial n’est pas en lui-même une voie qui mène àla paix  ».

Concernant l’Iran, la ministre des Affaires étrangères a mis en garde ceux qui, dans la communauté internationale, voient le danger mais n’agissent pas, soulignant que l’ONU, créé au lendemain de la Shoah, se devait d’agir contre un pays qui nie la Shoah et évoque ouvertement l’anéantissement d’un pays membre de l’organisation.

Israë l proteste auprès des autorités égyptiennes

Israë l, écrit le Haaretz, aurait fait savoir àl’Egypte qu’il considérait comme très grave la décision des autorités égyptiennes de laisser entrer dans la bande de Gaza plus de quatre-vingts membres du Hamas, retenus depuis plusieurs mois du côté égyptien de la frontière. En effet, selon des responsables militaires israéliens cités par le journal, le passage de la frontière se serait fait en accord avec les Egyptiens.

Parmi les membres de l’organisation qui ont pu rentrer hier dans la bande de Gaza se trouveraient non seulement des responsables politiques mais aussi des membres des Brigades Izz a-Din al-Qassam, la branche armée du Hamas, qui ont suivi des entraînements en Iran et en Syrie. Selon les autorités israéliennes, ces derniers seraient des « experts  » capables de développer les capacités militaires de l’organisation et leur présence dans la bande de Gaza inquiète Israë l.

Le journal ajoute que selon l’agence de presse palestinienne Maan, les renseignements égyptiens et le Hamas seraient parvenus àun accord et, en échange du retour de ses hommes, le Hamas aurait livré àl’Egypte un membre d’al-Qaïda recherché par les autorités égyptiennes et qui se serait réfugié dans la bande de Gaza.

Affaire a-Dura

Dans une lettre officielle écrite la semaine dernière, le directeur du Service de presse du gouvernement israélien, Daniel Seaman, affirme que « selon les faits qui sont connus aujourd’hui  », le film montrant la mort du jeune Muhammad a-Dura, le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza, a été mis en scène par le cameraman de la chaîne France 2, Talal Abou Rahma. Le Yediot Aharonot rapporte que cette lettre a été adressée àune organisation qui réclamait le retrait des cartes de presse de l’équipe de la chaîne française en Israë l, une requête rejetée par Daniel Seaman.

Le journal souligne que le bureau du Premier ministre, de qui dépend le Service de presse du gouvernement, s’est démarqué hier de la lettre de M. Seaman, faisant savoir que celle-ci n’avait été ni vue ni approuvée par le bureau du Premier ministre et ne représentait aucunement le point de vue du bureau.

Le Maariv rappelle qu’un tribunal français a récemment ordonné àFrance 2 de révéler l’intégralité des vingt-sept minutes d’images filmés ce jour-làpar la chaîne, dans le cadre de l’appel interjeté par le journaliste Philippe Karsenty. Ce dernier avait été condamné en première instance pour diffamation envers France 2 et son correspondant en Israë l, Charles Enderlin, qu’il avait accusés d’avoir mis en scène la mort du jeune palestinien.

REGIONAL

Bachar Assad évoque le raid israélien

Dans une interview accordée hier àla BBC, le président syrien, Bachar Assad, a évoqué pour la première fois le raid effectué par l’aviation israélienne dans le nord de la Syrie, affirmant que la cible des avions israéliens était une installation militaire abandonnée. Selon le Maariv, le président syrien a déclaré que cette opération témoignait du rejet israélien de la paix, ajoutant que son pays se réservait le droit de réagir. Bachar Assad a toutefois souligné que cette réaction ne serait pas nécessairement militaire.

Interrogé sur la conférence de paix qui devrait se tenir aux Etats-Unis en novembre et sur une éventuelle participation de la Syrie, le président syrien a déclaré que son pays désirait obtenir des éclaircissements quant aux buts de ce rassemblement avant de prendre sa décision. « Si la question des territoires syriens occupés n’y est pas débattue, nous n’avons aucune raison de nous y rendre  », a-t-il dit./.