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ANTISIONISEMITISME (I)
Par Laurent Goldgran
Article mis en ligne le 3 janvier 2004
dernière modification le 4 janvier 2004

Ou " le petit manuel illustré àl’usage de l’antisioniste primaire "

Il ne s’agit pas ici de minimiser les souffrances réelles de tout un peuple, mais d’en déterminer les responsabilités et d’analyser les conséquences sur les juifs de la diaspora de ce que je crois être une grave et injuste erreur de jugement :

 Oui la situation économique, sanitaire et humanitaire des palestiniens de Cisjordanie et de Gaza est intolérable.

 Oui la création d’un état Palestinien est nécessaire compte tenu de la situation humanitaire et géopolitique actuelle.

 Oui les implantations israéliennes en Cisjordanie et Gaza sont inappropriées.

Faut-il pour autant être antisioniste ?

Comme je souhaiterais modestement le montrer ici àceux qui veulent bien entendre une opinion àcontre courant, les nazis des palestiniens ne sont pas les sionistes, mais certains de leurs propres coreligionnaires, àcommencer par Yasser Arafat et ses acolytes, suivis de près par les dictatures arabes voisines, qui endoctrinent et conditionnent leurs peuples respectifs, mes frères arabes dont on me confisque l’amitié, àla haine d’Israë l et des juifs. Les répercussions de ce phénomène en Occident consiste en un aveuglement antisioniste qui nuit gravement àl’entente entre les communautés en France et en Europe, et on assiste àl’apparition d’un sentiment croissant de malaise au sein de la communauté juive en particulier.


Tout d’abord deux questions fondamentales :

1) L’existence même de l’Etat d’Israë l est-elle àremettre en cause ?

N’oublions pas le principe même du sionisme au sens originel du terme et non pas au sens péjoratif tel qu’il est employé très largement aujourd’hui : Israë l a été crée en 1948 après une longue période de près d’un siècle de militantisme sioniste. Hertzl, journaliste autrichien, était persuadé que la meilleure façon d’en finir avec l’antisémitisme consistait pour les juifs às’assimiler, àse fondre dans la population locale, às’intégrer àla société dans laquelle ils vivaient. L’affaire Dreyfus a été pour lui un démenti : le symbole même du juif assimilé, capitaine dans l’armée française, répondant trait pour trait àl’archétype de sa théorie, était victime d’une discrimination antisémite flagrante. D’où le revirement total de son point de vue : l’antisémitisme est inébranlable quoiqu’il advienne et il est nécessaire pour leur sécurité que les juifs disposent d’un " foyer national juif " : Etat dont le principe serait de pouvoir offrir àtous les juifs du monde une terre d’asile où ils ne pourraient être ni persécutés ni discriminés ni massacrés comme cela été le cas pendant plus de 2000 ans. La Shoah, facilitée par la complicité, passive ou active, de l’Europe, dont la frange collaborationniste de la France (pourtant "Terre d’asile" par excellence…), n’a été qu’une justification supplémentaire de cette nécessité. Voilàpourquoi le caractère juif de l’Etat d’Israë l est l’essence même de son existence, sa raison d’être.
Rappelons, afin de couper court tout de suite aux voix que j’entends déjàhurler " oui mais c’est aux dépens de… " que la plupart des terres constituant le nouvel Etat juif en 1948 étaient soit déjàoccupées par des juifs depuis des générations, soit ont été achetées àdes propriétaires arabes ou anglais de l’époque : imaginez-vous acheter un terrain, puis vous en voir contester la propriété par l’ancien maître des lieux qui bien sà»r s’est empressé d’encaisser votre chèque ! C’est un peu simpliste il est vrai, et tout ne s’est pas passé comme cela : certains villages ont effectivement été spoliés, vidés de leurs habitants, et je le déplore, mais c’est loin d’être le cas le plus général, contrairement àce que beaucoup essaient de nous faire croire. De plus, la création d’un Etat arabe aux côtés de l’Etat juif était prévue par la résolution 42 de l’ONU, ce qui aurait permis aux arabes, s’ils l’avaient acceptée comme les juifs l’ont fait de leur côté, de disposer d’un Etat peut-être plus étendu que ce qu’ils obtiendront en définitive, et en tout cas géographiquement bien plus cohérent.

2) L’existence d’un Etat Palestinien est-elle légitime ?

Je suis fermement favorable àsa création comme je l’ai déjàdit. Mais sa légitimité ?…
En effet : sur ces terres que l’on appelle aujourd’hui Israë l, Judée et Samarie pour certains, Palestine et Cisjordanie pour d’autres, jamais dans l’histoire de l’humanité il n’y a eu de souveraineté palestinienne : D’abord souveraineté des Hébreux, puis Romaine (conduisant àla destruction du deuxième Temple en 70 après JC et àla Diaspora), Byzantine, Ottomane et enfin Anglaise avant un retour àune souveraineté originelle juive retrouvée. Ce qu’on appelle Palestine au sens géographique et historique est en réalité une vaste région comprenant Israë l, la Cisjordanie et la Transjordanie, c’est àdire la Jordanie actuelle. En Jordanie actuellement, près de 80 % de la population est palestinienne : un Etat palestinien existe donc déjà !… Le nationalisme palestinien que l’on connaît aujourd’hui est né avec l’OLP àla fin des années 1960 (il y a moins de 40 ans et bien après la création d’Israë l !), avec l’assassinat des athlètes israéliens aux jeux Olympiques de Munich.
Les seuls qui auraient éventuellement une quelconque légitimité historique, politique ou géographique sur ces territoires, ce sont les Jordaniens, qui en étaient souverains avant la guerre des 6 jours, et qui ont très habilement renoncé àtoute revendication sur cette poudrière, tout comme l’Egypte n’a jamais voulu récupérer Gaza. Même si certains arabes ont effectivement, et c’est très regrettable, été expulsés lors des différents conflits israélo-arabes, beaucoup voire la plupart se sont exilés volontairement, contrairement aux centaines de milliers de juifs vivant en terre " d’Islam ", qui eux n’ont pas eu le choix.
La seule légitimité réelle d’un Etat palestinien est donc purement humanitaire, car ce peuple souffrira tant qu’il ne disposera pas d’un Etat indépendant.

Abordons donc la situation actuelle :

Rappelons avant toutes choses qu’Israë l est la seule vraie démocratie de cette région du monde, territoire grand comme 2 départements français, (6 millions d’habitants, dont àpeu près 5 millions de juifs et 1 million d’arabes israéliens) entouré d’1,2 milliard de musulmans vivant sous des régimes les plus totalitaires et les plus féroces les uns que les autres.

Rappelons que l’hyper médiatisation de ce conflit n’est permise que par la liberté que l’Etat d’Israë l et son armée accordent aux journalistes du monde entier, ce qui est loin d’être le cas au Cachemire, en Tchétchénie, en Algérie, au Soudan, au Tibet, en Colombie, en Centre Afrique, etc…

Rappelons que dans le cadre des accords d’Oslo, en septembre 2000, s’est tenu àCamp David un sommet réunissant Messieurs Clinton, Arafat et Barak, qui devait se conclure par un accord de paix définitif : Ehud Barak était prêt àaccorder aux palestiniens tout ce qu’ils revendiquaient depuis le début, c’est àdire :

La création d’un état palestinien avec Jérusalem Est comme capitale, dans des frontières correspondantes au tracé d’avant 1967, le retrait de toutes les implantations juives, tandis que les arabes israéliens, eux, citoyens israéliens àpart entière, restaient évidemment en Israë l.

Monsieur Arafat a refusé de signer cet accord. Pourquoi ?

Parce qu’il ne renonce pas à" jeter tous les juifs àla mer " comme il le dit lui même : il n’a toujours pas annoncé en arabe (seule langue ayant une réelle valeur d’engagement pour ce peuple, tout ce qui se dit autrement n’en ayant aucune) qu’il renonçait àsa Charte. Ce manipulateur, ce marionnettiste de la guerre y revendique l’ensemble des territoires y compris Tel-Aviv et Haïfa, et il y appelle àtuer tous les juifs partout où ils se trouvent dans le monde. Sa stratégie consiste àrevendiquer un droit au retour pour trois millions de palestiniens sur le territoire israélien même (alors que seulement 500 000 en sont partis, et qu’il ne veut pas de juifs en Cisjordanie...), ce qui signerait évidemment l’arrêt de mort du principe même d’un Etat juif : ce qu’il n’a pas réussi àfaire par les armes, il veut le faire par la démographie. Comme précédemment expliqué, la disparition du caractère juif de cet Etat est contraire au principe même du " Foyer national juif ". Un seul Etat juif au monde, pour 33 pays musulmans… et bientôt 34…. Autant la plupart des plus " nationalistes " des israéliens (dont Sharon) ont renoncé au "Grand Israë l", autant Arafat n’a pas renoncé àce qu’il ne nomme pas "la Grande Palestine".

" L’occupation "

Monsieur Arafat, le roi des occasions manquées, (" il n’a jamais raté une occasion de rater une occasion "- Aba Ebban) n’en déplaise àcertains, a bel et bien déclenché volontairement et de façon programmée, la 2eme Intifada, (soit disant révolution des pierres qui se fait en réalité avec des bombes humaines), et c’est lui et uniquement lui qui a permis àMr. Sharon de prendre les commandes d’un Etat s’estimant en légitime défense, qui a obligé Israë l àréoccuper certaines zones et àse doter d’une barrière de sécurité. On se révolte, àjuste titre, de la condition des palestiniens et de la mort de nombre d’entre eux. Je suis le premier àen être affligé. Mais pourquoi ne pas se révolter tout aussi vigoureusement contre la mort de 180 enfants juifs assassinés par une bombe dans la rue ou dans le bus les conduisant àl’école, ou encore égorgés dans leur lit ou tirés comme des lapins par des barbares, sans compter les 800 autres civils (hommes femmes et vieillards) déchiquetés dans les rues de Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Affula ? Seulement parce qu’ils sont juifs et qu’ils ont eu le simple tort d’être lààce moment-là ? Sans compter les milliers de blessés, handicapés àvie, qui n’ont plus d’avenir ? Rapporté àla population française, ce nombre correspondrait à9 800 morts dans les rues de Paris, ou encore 45 000 morts rapportés àla population américaine (15 fois le 11 septembre !). Serait il acceptable que Mr. Chirac dans une situation comparable àcelle de Mr. Sharon ne fasse pas tout ce qui est possible pour arrêter ce massacre et pour aller débusquer les assassins làoù ils se trouvent, c’est àdire cachés dans les ambulances palestiniennes, dans leurs hôpitaux, leurs maisons remplies de civils mais aussi truffées de bombes, civils dont ils se servent comme boucliers humains, ou même derrière leurs enfants qu’ils envoient en première ligne, histoire d’en faire des martyrs et faire s’apitoyer le monde entier sur leur sort ? Bien sà»r, ces opérations sécuritaires sont parfois trop violentes. Oui, c’est vrai, il y a ce qu’on appelle pompeusement des " dégâts collatéraux " et c’est regrettable. Oui certains de ces dégâts auraient sà»rement pu être évités. Oui, ces civils palestiniens, femmes et enfants touchés par des obus visant des terroristes auraient peut-être pu être épargnés. Peut-être y a t-il des " occupations " moins violentes. Peut-être…peut-être pas : c’est une guerre, et la guerre n’est jamais propre. Hiroshima ou Dresdes n’ont pas soulevé tant de haine. Les bombardements des villes Normandes par les Alliés en juin 1944, tuant de nombreux civils français, n’ont pas été considérés comme des crimes de guerre et encore moins comme des crimes contre l’humanité. Il est trop facile, en voyant àla télévision un blindé faire face àun gamin jetant des pierres, de prendre position systématiquement en faveur de celui qui semble une faible victime : on n’explique pas dans les médias pourquoi ce char est làet pourquoi ce gamin est face àlui. En cas d’occupation de la France par une armée ennemie, enverriez-vous votre fils de 6 ans faire la guerre en première ligne ? On peut arguer du fait que les palestiniens sont désespérés et que leur situation explique, voire pour certains excuse ou légitime le terrorisme : il n’empêche, il y a eu dans l’Histoire et il y a toujours, d’autres peuples tout aussi désespérés sinon plus : ce n’est pas pour autant qu’ils mettent des bombes dans des bus scolaires ou devant des restaurants remplis de civils, de femmes, d’enfants, de bébés…

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Acte de résistance face àun bébé " colon " ?

Les territoires n’ont été réoccupés partiellement par Tsahal qu’en octobre 2002 et uniquement parce que c’était la seule façon de lutter le moins inefficacement contre ce fléau : et c’est la seule méthode qui a fait ses preuves puisque 10 ans de négociations avec des assassins n’ont abouti qu’àcela. Il s’agit d’opérations sécuritaires et non d’une occupation àvisée expansionniste ayant pour but ultime une annexion. L’armée israélienne n’a parfois pas d’autres choix que de faire pleurer des mères palestiniennes, sauf àfaire pleurer des mères israéliennes...Terrible choix ! Même si l’on ne peut affirmer qu’il n’y a jamais eu ponctuellement d’actes répréhensibles de la part de Tsahal, Israë l a le devoir de protéger ses citoyens, et pour cela il n’a jamais pu compter que sur lui-même. Le monde a pris l’habitude de considérer les juifs comme des victimes depuis plus de 2 000 ans, et il n’est visiblement pas encore prêt àaccepter qu’Israë l, comme tous les autres Etats, ait aussi le droit de se défendre.

Les " colonies "

Que dire des " colonies " : en effet, j’y suis farouchement opposé : elles n’ont de justifications que bibliques ou historiques, et nous n’en sommes plus là. Ces territoires ont été conquis àla faveur de guerres qu’Israë l n’a jamais voulues. Ils devaient servir de monnaie d’échange : la terre contre la paix. Qu’en est il aujourd’hui ? Ces territoires " disputés ", notons-le, sont appelés " occupés " par certains (dont les journalistes), " récupérés " par d’autres. Les habitations juives sont nommées " colonies " par certains (dont les journalistes), " implantations " par d’autres : question de perspectives…Mais qui vit donc au sein de ces " colonies " ? Pour une majorité, et on ne le dit pas suffisamment, il s’agit de familles modestes qui trouvent làde quoi se loger àmoindre coà»t. Les " purs et durs ", religieux ou partisans du " Grand Israë l " sont minoritaires parmi ces quelques dizaines de milliers de " colons " (50 000 à60 000 en tout), qui font tant parler d’eux parmi ces millions de palestiniens. Sachons également que tous, quelles que soient leurs opinions, ont conscience qu’ils devront, un jour ou l’autre, être " rapatriés ", ou bien accepter de vivre sous souveraineté palestinienne. Même si certains dirigeants israéliens (pas tous, loin s’en faut) ont commis l’erreur de croire un jour au " Grand Israë l ", c’est actuellement une politique àlaquelle la très large majorité des israéliens a renoncé. D’ailleurs, notons que les " colonies " n’ont pas été un obstacle àla paix dès l’instant qu’un interlocuteur sérieux et sincère tel Sadate a bien voulu s’asseoir àla table des négociations : les implantations du Sinaï ont été démantelées en quelques semaines !…N’en déplaise àcertains, la politique israélienne actuelle n’est pas si différente de celle de 1967 : la terre contre la paix, c’est un principe plus que jamais d’actualité. Faute d’un accord possible avec les autorités palestiniennes, Sharon et son gouvernement envisagent même actuellement des mesures de démantèlements et de retraits unilatéraux : se retirer de ce bourbier ingérable sans avoir obtenu un accord de paix en se protégeant derrière une barrière de sécurité, c’est priver la Palestine de tout accord de coopération avec son plus proche voisin, tant au plan économique, qu’énergétique, que scientifique ou qu’agricole (sans compter l’épineux problème du partage de l’eau). C’est priver cet embryon de nation de l’expérience d’hommes qui ont su transformer en quelques années un désert total en une terre fertile, un no man’s land en un pays qui n’a rien àenvier àaucune autre nation industrialisée. Voilààquoi risquent d’aboutir les exigences jamais satisfaites de Mr. Arafat, qui en veut toujours plus dès qu’on lui fait la moindre concession. Alors qui parle d’impérialisme ? de colonialisme ? Quelques dizaines de milliers d’individus conscients de la précarité de leur situation, (malgré quelques milliers d’irréductibles bien évidemment, et que l’on montre le plus volontiers àla télévision…), face àun Islamisme radical, pas si minoritaire, lui, et qui, fort d’1,2 milliard de " sujets " potentiels, répartis dans 33 pays dits " musulmans " ne rêve que de " Oumma " et de " Djihad ", àsavoir l’islamisation du monde entier et que la télévision semble oublier ! Qui parle d’expansionnisme ? Parler d’expansionnisme ou de colonialisme au sujet d’un petit pays plus petit que la Bretagne, c’est risible. Il n’y a qu’àregarder une carte du monde : on n’a même pas la place d’écrire le mot " Israë l " sur ce morceau de mappemonde représentant un territoire qui comporte 17 km de distance entre la mer et la frontière sur sa largeur la plus étroite : àpeine la distance qui sépare la porte de Vincennes de la porte Dauphine !!! IMPERIALISME !!!???

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Israë l et le monde arabe….sans compter l’ Iran, l’Afghanistan, les ex-républiques soviétiques, le Pakistan

" le mur de la honte, le mur de l’apartheid "
Pour ce qui est de la barrière de sécurité tant décriée : Nissim Zvili, ambassadeur d’Israë l en France, nous en délivre quelques mots :

" Israë l a entrepris la construction d’une barrière de sécurité pour honorer le premier de tous les devoirs d’un Etat : protéger ses citoyens, compter sur sa propre puissance, dont il connaît les ressources et dont il mesure les limites, plutôt que sur la bonne volonté des autres, dont on conviendra qu’il lui est permis de douter.
Mais si, en édifiant cette barrière, Israë l avait réellement le dessein d’annexer sournoisement la Cisjordanie, il n’aurait pas eu la naïveté d’adopter un tel tracé. Sur les 170 km déjàconstruits, seul 1,6 pour cent du territoire palestinien sera inclus du côté occidental de cette barrière de protection.
Certes, 1,6 pour cent de territoire, si ce n’est pas assez pour justifier les soupçons qui pèsent sur les intentions d’Israë l, c’est assez pour expliquer la colère de ceux qui voient leur ville encerclée, leurs arbres déplacés, leur champ coupé en deux. Mais làencore, il n’est pas honnête de parler, par ignorance ou par malveillance, de domination, de ségrégation, de racisme. Sait-on qu’Israë l, dont l’économie traverse une crise comme il n’en avait jamais connue dans sa courte histoire, consacrera 60 millions d’euros àl’indemnisation des Palestiniens qui seront lésés par la construction de cette barrière ? Sait-on que le ministère israélien de l’agriculture a entrepris de replanter les 60 000 oliviers que l’on a dà» déplacer ? Sait-on que cette imperméable muraille de Chine, cet infranchissable mur de Berlin sera percé en plus de 40 points et permettra àplusieurs milliers supplémentaires de Palestiniens d’aller cultiver leurs champs ou de travailler en Israë l ? Sait-on du reste que l’existence de la barrière rendra inutile le maintien de certains barrages, allégeant ainsi considérablement la vie quotidienne des Palestiniens ? Enfin, sait-on que chaque Palestinien concerné a pu présenter un recours devant la Cour suprême d’Israë l, et qu’àcertains de ceux qui ont usé de ce droit la Cour a donné raison, menant ainsi àmodifier le tracé de la barrière ? (…)Alors, pourquoi cette barrière ? Il semble que beaucoup aient oublié de se poser la question. Il faut donc rappeler àceux qui l’ignoreraient que la population civile de l’Etat d’Israë l est victime d’attentats terroristes. Je sais que la liste de nos centaines de morts, sans parler de nos milliers d’amputés, d’aveugles, de paralysés, serait propre àlasser l’attention d’un lecteur pressé. Mais je demande àce lecteur la grâce d’essayer de comprendre.
Les pertes qu’Israë l a subies, si l’on tient compte de l’échelle des populations, c’est 15 fois le 11 septembre 2001. Il y a eu sur le territoire israélien, qui est moins peuplé que la région parisienne, plus de 100 attentats-suicides en trois ans. Les Israéliens que l’on tue ne sont pas des combattants : ce sont pour la plupart des civils qui n’ont pas commis d’autre crime que de vivre où ils vivent. L’article 2 de la charte du Hamas proclame : "Tout juif est une cible et peut être tué."
Que voulez-vous que fasse mon pays ? Et pourquoi croyez-vous qu’il construise une barrière ? Reconnaître àIsraë l le droit d’exister, c’est aussi lui accorder le droit de se défendre lorsque des terroristes viennent au cÅ“ur de ses villes assassiner ses habitants.
Et àceux qui ont la bienveillance de ne pas tenir cette barrière pour scandaleuse, mais qui la trouvent inutile, je répondrai simplement que, depuis quatre ans qu’une barrière sépare Israë l de la bande de Gaza, pas un terroriste - je dis : pas un - n’est venu de Gaza. Le vendredi 3 octobre, àHaïfa, un attentat a tué 21 personnes, dont de nombreux enfants, dans un restaurant du bord de mer. Que l’on considère un instant l’itinéraire de la terroriste, qui venait de Jénine, et l’on constate qu’elle n’aurait pas atteint son but si nous avions terminé la barrière àtemps. Eh bien, ne serait-ce qu’au nom des 21 morts de Haïfa, nous la terminerons !
Et j’espère qu’un jour, un jour prochain, nous la détruirons, une fois que sera réalisé l’unique but d’Israë l, le seul qui soit conforme àson idéal et àson intérêt : la paix. Mais il n’y a pas de paix sans confiance. Et aujourd’hui, hélas, nous ne pouvons plus avoir confiance. Notre erreur, àOslo, fut de remettre notre sécurité entre les mains de nos voisins, et de parier sur leur coopération. Aujourd’hui, nous avons le droit et le devoir de nous défendre nous-mêmes. Les accords d’Oslo n’auraient pas conduit àcet échec si de si belles intentions avaient été accompagnées de la construction d’une barrière de protection, permettant ainsi de se protéger des éléments destructeurs palestiniens qui ont réussi àtorpiller les efforts de paix.
Alors, faute de mieux, Israë l essaie d’établir une paix provisoire qui ne se fonde ni sur des réconciliations spectaculaires ni sur des effusions illusoires, mais sur la sécheresse d’une séparation. Car la paix, c’est d’abord d’arrêter de mourir. Le terrorisme n’a pas laissé àceux qui veulent la paix d’autre choix que de construire une barrière pour la défendre. "

Est-il besoin de rajouter quoique ce soit ? Si ce n’est que l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU appelle ce mur " le mur Arafat ", car si ce dernier n’avait provoqué la 2ième intifada, ce mur n’aurait pas lieu d’être. Si ce n’est aussi que cette barrière permettra àTsahal d’intervenir moins intensivement dans les territoires, et donc de limiter les " dégâts collatéraux " et réduire les tensions. Barrière de protection pour les israéliens, mais aussi pour les civils palestiniens, cette barrière sauvera paradoxalement peut-être plus d’arabes que de juifs ! Et pourtant, que de reproches !

La duplicité d’Arafat

A l’inverse, pourquoi ne pas parler des 40 milliards de dollars que la communauté internationale (Fond monétaire international et UE, c’est àdire nos impôts) a généreusement offert àl’Autorité palestinienne dans le cadre des accords d’Oslo, 40 milliards (infiniment plus que pour aucun autre pays en voie de développement) destinés àconstruire des écoles, des hôpitaux, des routes, des infrastructures, àaider les plus déshéritées des familles palestiniennes, et àlutter contre le terrorisme : mais qui finalement se sont retrouvés, entre autre, sur les comptes en Suisse de Monsieur Arafat : oui, Madame Arafat, avec quel argent faites vous donc vos courses chez les bijoutiers de la place Vendôme àParis, pendant que votre peuple a faim et que vos enfants se font sauter au milieu des enfants israéliens ?…Cet argent, on le retrouve aussi et surtout dans la poche du Fatah ou des brigades des martyrs d’Al’aqsa, organisations terroristes directement liées àArafat, sans compter l’aide apportée au Hamas et autre Djihad islamique...Des reçus et des factures ont été retrouvés dans le QG d’Arafat au cours de l’opération " rempart ", prouvant son implication directe dans ces crimes. La communauté internationale finance aussi, àson insu ou non, un programme d’éducation des enfants palestiniens qui apprennent en classe àdevenir, dès 4 ans, des bombes humaines, sous l’Å“il attendri de leur institutrice, et qui au lieu de faire des problèmes de robinets apprennent àcompter les juifs que l’on a réussi àabattre : je dis bien juifs et non israéliens : il s’agit bien d’une incitation àla haine antisémite dès le plus jeune âge, d’un appel au meurtre pour ces enfants qui sont conditionnés dans un moule àmartyrs que sont les écoles palestiniennes ; un endoctrinement qui débute donc quasiment dès la naissance et qui dure toute la vie. Sait-on que le Parlement Européen s’est opposé àla désignation d’une commission d’enquête, proposée par le député européen François Zimmeray, sur le devenir des subventions européennes allouées àl’Autorité Palestinienne ? Y aurait-il quelque anomalie que l’on refuse de voir ? Le sionisme, c’est du racisme ?… Le sionisme c’est du nazisme ?….




Dans quel camp sont vraiment les nazis ?


Victimes de Sharon ou d’Arafat ?

Mais si la paix, àportée de main il y a 3 ans, n’est toujours pas signée, ne faut-il pas changer les hommes àla tête de ces deux peuples ? Certainement, puisque ceux làn’arrivent pas às’entendre… mais au fait… quel est le seul pays de cette région où il y a des élections libres et démocratiques tous les 4 ans, avec un parlement où siègent des députés arabes aux côtés de députés juifs, et où tous les citoyens, quelque soit leur religion, leur race ou leur sexe ont le droit de vote ? (on parle d’apartheid, n’est-ce pas ?…d’Etat religieux autoritaire, pour ne pas dire fasciste ?). A l’inverse, depuis combien de temps Mr. Arafat, cet individu qui tel Castro ou Pinochet, incapable d’ôter son uniforme depuis plus de 35 ans, est-il àla tête des palestiniens, et àla suite de quelle élection ?…

L’intérêts des dictateurs arabes voisins


Et qu’en est il des autres pays arabes et de leur attitude vis àvis de ce que l’on appelle les " réfugiés palestiniens " : quand la guerre israélo-arabe a débuté, des centaines de milliers de juifs vivant dans les pays arabes ont été expulsés (en particulier après 1967) : Israë l les a accueillis, intégrés, et rapidement assimilés : jamais aucun camp de réfugiés juifs n’a vu le jour sur le territoire israélien. A la chute de l’URSS, près d’1 million de juifs sont arrivés en Israë l : pas 1 seul camp de réfugiés. Quant aux " réfugiés " palestiniens, (qui, pour beaucoup, sont partis d’eux mêmes et n’ont jamais été expulsés manu militari par les israéliens), que ce soit au Liban, en Syrie, en Egypte, en Jordanie et j’en passe, ils ont été parqués dans des camps qui àce jour n’ont jamais été démantelés depuis 55 ans : les palestiniens, malgré les centaines de milliards de dollars dont disposent ces pays, n’ont jamais été intégrés àla population locale, n’ont jamais été accueillis par leurs frères arabes si prompts àdénoncer le manque d’humanité des israéliens : ces états ont préféré financer le terrorisme plutôt que de les aider. A qui profite le crime ? Et làest une des clés du conflit : les pays arabes voisins d’Israë l sont dirigés par des régimes autoritaires qui n’ont rien trouvé de mieux pour garder leur pouvoir et leurs privilèges que de fédérer et unir des populations entières contre un ennemi commun : le juif. Dénoncer les israéliens comme responsables de leurs maux en y joignant les juifs du monde entier, c’est détourner l’attention des peuples de leur condition misérable pendant que leurs dirigeants se gavent ; c’est se prémunir contre un soulèvement et un renversement de régime assuré. C’est pourquoi la paix ne sera possible que lorsque les voisins d’Israë l, qui actuellement n’ont aucun intérêt àla paix, auront une stabilité suffisante pour ne pas avoir àse servir de l’éternel bouc émissaire de l’humanité.

Alors donc, entre d’une part Mr. Sharon le démon et d’autre part Mr. Arafat l’éternelle victime riche àmilliards qui veut nous faire pleurer avec sa bougie dans sa mouqataa, ainsi que les richissimes Etats arabes voisins, qui donc est le plus coupable de la situation inacceptable du peuple palestinien ? Le jour où les Etats arabes, nationalistes comme islamistes, se doteront de systèmes moins totalitaires et plus légitimes, le jour où ils cesseront de financer les organisations terroristes, le jour où les dirigeants palestiniens renonceront àla politique de la terreur, de la corruption et de la duplicité, lorsqu’ils annonceront et feront accepter àleur population (et ce dès le plus jeune âge et par une politique d’éducation adaptée) qu’Israë l en tant qu’Etat juif a le droit àl’existence dans des frontières sà»res et reconnues, lorsque les imams cesseront de prêcher la haine du juif dans les mosquées du monde entier, alors ce jour là, la paix sera réellement àportée de main. Bien sà»r, Israë l, comme les autres, est loin d’être un Etat au dessus de tout soupçon. La critique est d’ailleurs saine et souhaitable, dès l’instant où elle est raisonnée et " éclairée ", comme le souhaite Alain Finkielkraut. Mais la diabolisation est facile et un manichéisme de bon ton me parait pour le moins réducteur, pour ne pas dire simpliste.

Un si petit pays, aussi avancé soit-il d’un point de vue technologique, est et sera toujours en danger existentiel tant qu’il sera entouré d’autant de puissances hostiles : Israë l est une épine plantée dans le flanc d’Ismaë l, qui ne rêve que d’une chose : la retirer. Le danger est réel : aujourd’hui, l’Iran est sur le point de se doter de l’arme nucléaire. Si la communauté internationale ne réagit pas, Israë l, comme toujours, devra agir seul : il sera critiqué comme d’habitude, tout comme il a été critiqué lors du bombardement de la centrale d’Osirak (et qui s’en plaint aujourd’hui ? Imaginez un Saddam Hussein doté de l’arme nucléaire en 1991 !). L’Iran aura bientôt la capacité de rayer Israë l de la carte et ne s’en privera pas : ce pays sait que la réplique sera inévitable et terrible car Israë l ne mourra pas seul : mais finalement, peu importe pour ces fanatiques : bien au contraire, quelques centaines de millions de martyrs musulmans de plus, quelle aubaine ! Quelle belle occasion de montrer une dernière fois les juifs du doigt…car bien entendu, une fois de plus, ce sont les agressés, (ou plutôt leurs cendres) qui seront désignés comme les agresseurs.

Est-il besoin également de souligner que les ennemis d’Israë l disposent, de par leur nombre, d’une majorité automatique àl’ONU, ce " machin " censé défendre les Droits de l’Homme et qui de ce fait vote des résolutions systématiquement défavorables àcette petite démocratie ? Organisation dont la commission des Droits de l’Homme justement, est présidée par…la Libye !!! Le dernier exemple en est caricatural : on vote une résolution en faveur des enfants palestiniens victimes de la guerre, et parallèlement, une proposition de résolution identique en faveur des enfants israéliens victimes du terrorisme ne reçoit qu’une fin de non recevoir !

lien vers la 2e partie ANTISIONISEMITISME (II)