La polémique entre le ministre de la Justice et la présidente de la Cour Suprême devient une affaire politique. Après le leader du Likoud Benyamin Netanyahou, qui a appelé au respect de la Haute Cour de Justice, le dirigeant du parti Travailliste et ministre de la Défense du gouvernement Olmert, a à son tour pris la défense des institutions judiciaires.
« L’état de droit en général et la Cour Suprême en particulier sont les piliers de la démocratie et nous devons protéger leur statut  » a affirmé Ehud Barak, critiquant sans le nommer son collègue de la Justice. Le ministre travailliste a recommandé de prendre le temps de la réflexion avant d’envisager de réformer le système judiciaire, afin de ne pas porter atteinte à ses prérogatives.
La député du parti Meretz, Zehava Gal-On, a pour sa part réclamé la démission pure et simple du ministre de la Justice.
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Le Professeur Daniel Friedman qui s’est vu pris à parti dans une lettre ouverte que lui a adressée Dorit Beinish, a répondu aux accusations de la Présidente de la Haute Cour. Par l’intermédiaire de son porte-parole, le ministre a accusé la magistrate d’avoir orchestré contre lui des attaques renforcées par le soutien de plusieurs juges à la retraite. « Ces agressions éludent les questions de fonds, alors que les propositions de réforme du ministre de la Justice ne visent qu’à renforcer le pouvoir judiciaire » affirme le communiqué.
La présidente de la Cour Suprême et son ministre de tutelle s’opposent depuis plusieurs mois sur les modifications que veut opérer Daniel Friedman dans la procédure de nomination des juges et la durée de leur mandat.