Le Maariv publie des extraits d’une interview accordée au journal par le président de l’autorité palestinienne, Mahmud Abbas, et dont l’intégralité sera publiée demain dans l’édition du week-end.
« Les Américains sont déterminés à pousser les deux camps à conclure un accord diplomatique durant le mandat du président Bush  » déclare le président palestinien, avant d’ajouter : « j’ai rencontré Ehud Olmert, nous avons discuté de tout, y compris ‘l’horizon diplomatique’. Je suis optimiste  ».
Concernant cet accord permanent, Mahmud Abbas estime qu’il faut « parvenir tout d’abord à la formule définitive, au but final ; ce n’est que dans un deuxième temps qu’il faudra penser aux modalités de sa réalisation sur le terrain, et en fixer le calendrier  ».
Pour Mahmud Abbas, les points principaux de cet accord devraient être « un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec pour capitale Jérusalem-est, et des solutions à tous les problèmes posés, dont celui des réfugiés. Après, il faudra penser comment on applique cet accord. Son application risque de durer longtemps, le calendrier risque d’être modifié, mais ce qui compte, c’est que les Palestiniens connaissent d’avance le résultat définitif  ».
Pour ce qui est des réfugiés, le président palestinien souhaite une solution originale car « personne ne peut imposer une solution à Israë l, mais en même temps, personne ne peut contraindre les Palestiniens à renoncer à leurs aspirations et à oublier le tort qu’on leur a fait. Si vous ignorez ce problème, il ne sera pas résolu, mais persistera  ».
Mahmud Abbas déclare, pour la première fois, qu’il envisage de ne pas se présenter à la présidence de l’Autorité palestinienne lors des prochaines élections. « Trois ans et demi, peut-être est-ce suffisant  », dit-il, pour faire part ensuite de son soutien à la candidature de Marwan Barghouti, lorsque celle-ci sera d’actualité : « Marwan Barghouti est l’un des leaders palestiniens. A chaque fois j’exige d’Ehud Olmert de le libérer ; il figure en tête de toutes les listes de prisonniers à libérer que je remets aux Israéliens  », déclare Mahmud Abbas.