Pouvez-vous nous en dire plus sur la visite de M. Cousseran à Téhéran (durée, agenda, personnalités rencontrées etc.) ? Faut-il y voir le signe de difficultés sur la venue de délégués du Hezbollah à Paris ce week-end ? Pouvez-vous nous donner la liste des pays visités par M. Cousseran depuis le début de sa mission de préparation de la conférence inter-libanaise
L’ambassadeur Cousseran a effectué une visite à Téhéran les 10 et 11 juillet. Il s’est entretenu avec différents interlocuteurs, dont le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Manoucher Mottaki. Cette visite avait pour but, comme nous l’avons déjà indiqué, de faire le point sur l’état de préparation de la rencontre de la Celle Saint-Cloud.
S’agissant du Hezbollah, je vous rappelle que celui-ci a confirmé sa participation à la rencontre de ce week-end.
A la demande du ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, M. Cousseran s’est rendu au Liban à deux reprises, en Egypte pour y rencontrer les autorités égyptiennes et le secrétaire général de la Ligue arabe, au Maroc pour rencontrer le ministre saoudien des Affaires étrangères ainsi que les autorités locales, en Iran et aux Etats-Unis.
Quels sont les points qui vont être abordés par le ministre pour encadrer la réunion ?
Comme nous l’avons indiqué hier, le ministre introduira les travaux en donnant un cadre de discussion qu’il ne me revient pas de vous dévoiler afin de préserver le caractère confidentiel de cette rencontre.
Y aura-t-il un comité de suivi de ces travaux ?
Il appartiendra aux seuls participants libanais à la rencontre de décider s’ils souhaitent mettre en place un tel mécanisme.
PROCHE-ORIENT
L’ONU aurait demandé à Israë l d’évacuer les Fermes de Chebaa à la frontière libanaise, estimant, pour la première fois, que cette portion de territoire appartenait au Liban, et non à la Syrie. Avez- vous plus d’informations sur cette demande ? Quelle est votre réaction ?
Les derniers éléments dont nous disposons sur ce dossier sont contenus dans le rapport de juin du secrétaire général des Nations unies sur la mise en oeuvre de la résolution 1701, qui fait état de progrès solides des travaux du cartographe des Nations unies, ce dont nous nous félicitons. Comme l’a rappelé M. Ban Ki-Moon hier, la mission du cartographe vise uniquement à préciser les contours cartographiques de la zone dite des ’’fermes de Chebaa’’.
Nous comprenons par ailleurs que le Secrétaire général des Nations unies entend, sur la base de ces travaux, engager un processus diplomatique de consultation des parties concernées (Liban, Syrie, Israë l), y compris sur la question de la définition territoriale de la zone, avec l’objectif de régler cette question importante conformément aux dispositions de la résolution 1701. Nous soutenons ce processus et appelons toutes les parties concernées à coopérer avec l’Envoyé du Secrétaire général des Nations unies.
Nous espérons que le cartographe, lorsqu’il se rendra sur place comme il en a exprimé l’intention, pourra rencontrer tous les responsables utiles à sa mission.
La position française, quant à elle, n’a pas varié : nous encourageons le Secrétaire général des Nations unies à poursuivre ses travaux sur les implications de la solution intérimaire proposée par le gouvernement libanais dans son plan en sept points et attendons avec le plus grand intérêt ses recommandations./.