Le gouvernement israélien a donné son accord de principe concernant la libération de 250 prisonniers du Fatah. Il a également approuvé la procédure visant à dresser la liste des candidats à l’élargissement. Lors du vote, les ministres S.Mofaz, I.Aharonovitz et les 4 ministres Shass se sont opposés à cette décision tandis que le ministre des Affaires stratégiques Avigdor Lieberman s’est abstenu.
En signe de bonne volonté envers Mahmoud Abbas, le Premier ministre Ehoud Olmert a demandé au Shabak (services de sécurité intérieure) d’annuler une première liste qui excluait les prisonniers devant être libérés à long terme, et de préparer une seconde liste qui comprendra désormais ces prisonniers.
Pour autant, la liste des prisonniers susceptibles d’être relâché par Israë l ne comprendra pas les détenus ayant trempé dans des attentats anti-israéliens.
"Israë l ne libérera pas de prisonniers du Fatah avec du sang sur les mains" a en effet indiqué Ehoud Olmert au début du Conseil des ministres.
Il a expliqué que l’élargissement de détenus palestiniens ne changerait pas la situation globale au Proche-Orient mais était destinée à renforcer le camp arabe modéré.
Dans une interview au quotidien panarabe Asharq al-Awsat, Padoua Barghouti, la femme de l’ex-chef des Tanzim en Judée-Samarie incarcéré à vie en Israë l pour son implication dans l’assassinat de plusieurs dizaines d’Israéliens, a indiqué que Marwan Barghouti devrait cependant être libéré dans le cadre de la transaction devant conduire à la libération du caporal Shalit.
Une déclaration sans fondement, rejeté en bloc par Israë l.
La libération des 250 prisonniers palestiniens du Fatah sera la seconde depuis février 2005, date à laquelle 500 prisonniers avaient été relâchés par Israë l afin de soutenir Mahmoud Abbas, qui venait d’être élu en tant que nouveau président de l’Autorité palestinienne.
À Gaza, la libération des prisonniers palestinien a suscité la colère du Hamas.
Un des portes parole du mouvement terroriste a indiqué que l’élargissement des hommes du Fatah signifiait que Mahmoud Abbas collaborait avec Israë l. "Il aurait dà » refuser une quelconque libération à moins qu’elle n’englobe absolument tous les prisonniers palestiniens" a indiqué Sami Abu Zuhri.