Selon le site Internet du quotidien Haaretz, deux députés du parti d’extrême gauche Meretz, Avshalom Vilan et Zaava Galon, tenteraient de promouvoir, ces dernières semaines, une nouvelle "initiative diplomatique" qui pourrait, selon leur vision, "stabiliser la situation sécuritaire dans la bande de Gaza".
D’après ce plan, déjà présenté à des responsables palestiniens et à des ambassadeurs étrangers, le contrôle de la région serait confié à ... la Ligue arabe qui entamerait alors une procédure, en coopération avec les Européens, en vue de déployer une force multinationale dans le secteur.
Les deux parlementaires, qui ne représentent qu’une infime partie de l’opinion publique israélienne (leur formation ne comprend que cinq députés), souhaiteraient soumettre leur projet à certains membres du gouvernement et comptent le présenter la semaine prochaine à la ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni. Il ne faut pas oublier que cette dernière a évoqué dernièrement, lors de consultations sécuritaires, l’éventualité d’une présence étrangère dans la bande de Gaza.
Toujours selon le plan de Vilan et de Galon, l’implication de la Ligue arabe s’inscrirait dans le cadre d’une relance des pourparlers entre les Arabes et Israë l se basant sur l’initiative de paix arabe (proposée par l’Arabie Saoudite). Par la suite, il serait question, pour eux, de négocier la libération de Guilad Shalit à un prix très fort, à savoir la libération de "prisonniers" palestiniens (terroristes) dont des membres du "parlement" palestinien et des "ministres" du Hamas.
Meretz prétend qu’un cessez-le-feu bilatéral pourrait alors être proclamé, permettant le déploiement à Gaza d’une force multinationale sous la férule du Quartette, conforme à une résolution du Conseil de Sécurité de l’Onu. Cette force, selon les initiateurs du projet, devrait rester entre deux et cinq ans dans la région après avoir obtenu l’assentiment d’Israë l et des Palestiniens. Les observateurs seraient placés le long de l’axe de Philadelphie "pour empêcher les infiltrations d’armes" et "à la frontière pour empêcher les tirs de roquettes". Ils seraient également chargés des arrangements sécuritaires sur le terrain entre Israë l et les Palestiniens et veilleraient au maintien du cessez-le-feu.
Pour Vilan et Galon, ce projet constitue une alternative à une intervention militaire d’Israë l dans la bande de Gaza. Ils estiment que si Tsahal lance une vaste opération, Israë l serait entraîné à renouveler son "occupation" de la région.