« J’aimerais accueillir un ami d’Israël, le Docteur Frank-Walter Steinmeier, venu en Israël après avoir visité d’autres Etats de la région. C’est une bonne occasion pour parler de la situation dans la région, des relations entre Israël et les Palestiniens, des espoirs de nouvelles opportunités dans la région, et de la délicate situation en Israël et au sein de l’autorité palestinienne. »
Le dialogue entre Israë l et les Palestiniens se porte sur la nature de l’Etat palestinien, et, pour moi, il était, bien sur, intéressant d’entendre mon collègue faire un compte rendu de ses rencontres avec quelques représentants de la Ligue Arabe, de ressentir de quelle façon  nos voisins voient la situation, et  la meilleure manière de promouvoir le processus.
Nous avons bien sà »r parlé de la menace iranienne, de la situation au Liban, et de la nécessité de répondre au réarmement du Hezbollah...
«  Mais j’aimerais dire quelque chose de simple sur l’initiative de la Ligue Arabe. Lorsque il s’agit du rôle des pays arabes dans le conflit israélo-palestinien, je pense que c’est crucial. L’idée de normaliser les relations avec Israë l, est bien sà »r, un développement positif pour Israë l. C’est de bon augure. Nous croyions en la normalisation des relations entre Israë l et le monde arabe.
Bien sur, le lien entre les relations entre le monde arabe et Israë l, et avec le conflit israélo-palestinien est un lien que nous pouvons comprendre. Mais je suis persuadée que se contenter de simplement présenter un plan à Israë l, en disant que ceux sont les paramètres de l’accord final, est une erreur, qui peut mener à l’immobilisme...  »
«  ...L’idée est qu’Israë l et les Palestiniens doivent négocier le statut final par une voie commune. Je crois que la Ligue Arabe peut soutenir les Palestiniens lors des indispensables concessions, parce que, clairement aucun accord entre Israë l et les Palestiniens ne peut se faire sans concessions de chaque côté. Le temps est venu que la Ligue Arabe soutienne les modérés au sein de l’Autorité palestinienne et leur permettent de trouver un compromis sur certains sujets intéressants le conflit israélo-palestinien, sans adopter la position «  à prendre ou à laisser  ».
Je crois que ce sera une partie de l’agenda à venir entre Israë l et le Monde arabe. Bien sà »r Israë l a sa propre conception sur la façon de promouvoir le déroulement du processus, comment mettre fin à ce conflit, et les paramètres pour arriver à deux états vivants en paix côte à côte de façon pragmatique.  »