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Politique ambiguë de la France au Proche-Orient
Claire Dana Picard | Arouts 7
Article mis en ligne le 18 mars 2007

Galei Tsahal, la radio de l’armée, a publié dimanche matin une information qui laisse perplexe et révèle la politique ambiguë de la France au Proche-Orient. En effet, alors que Paris condamnait officiellement l’attitude d’Israë l, lorsque la seconde guerre du Liban a éclaté, et dénonçait fermement ses attaques contre le Hezbollah, les autorités françaises auraient Å“uvré secrètement contre Damas.

On se souvient qu’au mois de juillet dernier, le président de la république française, évoquant les affrontements entre Tsahal et l’organisation terroriste d’obédience chiite, déclarait officiellement que "les réactions actuelles étaient tout àfait disproportionnées". La veille, son ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy tenait des propos semblables en affirmant que "la France condamnait cette action de guerre disproportionnée au Liban".

Le revirement de Jacques Chirac, jadis proche de la Syrie, daterait de l’assassinat de son grand ami, le Premier ministre libanais Rafic Hariri. Tenant les dirigeants syriens pour directement responsables de ce crime et leur reprochant d’avoir cherché par ce moyen àdéstabiliser le régime libanais, le président de la République française aurait cherché le moyen de provoquer la chute de Bachar Assad et comptait pour cela demander àIsraë l d’accomplir la besogne.

Toujours d’après l’information publiée dimanche matin par Galei Tsahal, Jacques Chirac, poursuivant son nouvel objectif, aurait fait parvenir discrètement un message aux dirigeants israéliens alors que la seconde guerre du Liban venait de commencer. Il aurait alors laissé clairement entendre que son pays était plus que favorable àune attaque israélienne contre la Syrie.

Pour inciter les autorités israéliennes àagir selon ses plans, il leur aurait proposé un marché en indiquant que si Tsahal envahissait Damas et provoquait la chute du régime de Bachar Assad, Israë l obtiendrait en échange le soutien total de la France àl’Onu lors des débats sur les affrontements au Liban.

L’ancien ambassadeur d’Israë l en France, Nissim Zvilli, a confirmé cette information dimanche matin au micro de la radio de l’armée. Il a rappelé les positions de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon qui avait, lors de son mandat, accusé l’Iran d’être àl’origine du réarmement du Hezbollah alors que Jacques Chirac affirmait de son côté que les Syriens en étaient responsables. D’après le message émanant de Paris, Damas aurait provoqué les affrontements dans le Nord d’Israë l entre Tsahal et le Hezbollah et aurait incité l’organisation terroriste d’obédience chiite àattaquer Israë l.