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Le représentant d’Israë l àl’ONU Dan Gillerman. àpropos de l’accord de La Mecque :« Nous avons déjàété trompés par un morceau de papier  »
Article mis en ligne le 14 février 2007

Le représentant israélien a dénoncé la poursuite des tirs de roquette Kassem, du trafic d’armes et des attentats ainsi que la détention du soldat Gilad Shalit. Le Hamas doit être jugé sur ses actes et non sur ses paroles, a-t-il conseillé, en relevant que l’Accord de La Mecque ne condamne pas explicitement le terrorisme et que, selon un membre du Hamas, il n’implique pas non plus la reconnaissance d’Israë l.

Dan Gillerman a rappelé que la communauté internationale avait déterminé que tout gouvernement palestinien se devait de respecter trois exigences : la reconnaissance d’Israë l, l’arrêt de toute activité terroriste et l’acceptation et la mise en Å“uvre des accords précédemment conclus avec Israë l, notamment l’acceptation de la Feuille de route. Il s’agit de principes fermes, a-t-il souligné, et non pas de vagues recommandations. Ils ne peuvent être ni contournés, ni détournés, ni masqués. En outre, ils ne sont pas négociables. Or, selon le représentant d’Israë l, l’Accord de La Mecque pour la constitution d’un gouvernement palestinien d’unité nationale ne répond pas àla réalité sur le terrain.

Après avoir évoqué la poursuite des tirs de roquettes et la contrebande d’armes en direction de la bande de Gaza, il a dénoncé les violations de la trêve conclue en novembre, dont l’attentat d’Eilat, ainsi que la non-libération du caporal Shalit. Pour M. Gillerman, cet attentat illustre la poursuite par les responsables palestiniens d’une guerre terroriste contre Israë l au lieu d’engager leur peuple sur le chemin de l’édification d’un État. Il a affirmé que la seule raison pour laquelle le Hamas avait signé ce prétendu accord de gouvernement d’unité nationale était précisément la pression exercée sur ses responsables par la communauté internationale. Le Hamas doit maintenant comprendre qu’il ne peut méconnaître ces conditions en créant une façade d’unité, a-t-il poursuivi, affirmant que le futur gouvernement palestinien sera jugé àses actes, pas àses intentions affichées, d’autant que l’Accord de La Mecque, a-t-il souligné, ne condamnait pas la violence ou le terrorisme. Il ne pourra pas y avoir de processus de paix tant qu’une partie n’acceptera pas de reconnaître l’autre, a-t-il affirmé.

Le représentant a par ailleurs estimé que la situation àJérusalem avait été dénaturée. Affirmant que les autorités israéliennes avaient fait preuve de la plus grande attention dans leurs relations avec les autorités religieuses musulmanes, il a déclaré que les travaux actuels avaient pour but unique d’offrir une passerelle sà»re pour le confort et la sécurité des visiteurs. En outre, les travaux ont lieu en territoire israélien souverain, a-t-il souligné. Israë l n’a aucunement l’intention d’entrer sur le Mont du Temple durant ces travaux, a-t-il assuré, précisant que cette question continuerait d’être traitée de la façon la plus délicate.

Concernant le Liban, le Représentant israélien a mis en cause les violations des accords de trêve et de désarmement des milices. Il faut que la contrebande des armes cesse, a-t-il dit, d’autant qu’elle viole les résolutions de l’ONU. M. Gillerman a estimé que le Conseil de sécurité ne devait pas rester passif face àcette situation. Après avoir rappelé que les deux militaires israéliens n’avaient toujours pas été libérés, il a souligné que les événements actuels au Liban constituaient un triste rappel de la réalité dans la région.

Le représentant a par ailleurs estimé que la communauté internationale devait adresser un message clair aux forces de l’extrémisme. Il a assuré que son pays était prêt àœuvrer avec les modérés, ce qui suppose que les voisins d’Israë l fassent les bons choix. Dans ce cas, a-t-il conclu, ils seront surpris de constater àquel point Israë l est désireux d’aller de l’avant àleurs côtés afin de garantir la réalité d’un Moyen-Orient pacifique.