Certaines analyses de stratèges sur le Moyen-Orient (incluant, outre Israë l et les Palestiniens, l’Irak, l’Iran, le Liban, l’Afghanistan) produisent un curieux discours défaitiste, où l’on répète[1] que depuis trois ans "tout à changé", qu’on a "la guerre après la guerre", l’enlisement, les pertes humaines infligées par un ennemi qui a des "armes [russes] de la dernière génération..." ; que la puissance américaine est "contre-productive", "inefficace", que les armées occidentales ne peuvent que se protéger... On en rajoute sur la "cuisante désillusion" d’Israë l au Liban, puis sur le nucléaire iranien, pour conclure que les Occidentaux sont dans "une posture presque pire que la défaite, la non-victoire". (Au fait, en quoi la non-victoire est-elle pire que la défaite
Moyen-Orient et nouvelles stratégies
Daniel Sibony
Article mis en ligne le 8 décembre 2006