Un nombre croissant d’éléments suggèrent que des activistes étrangers pourraient être impliqués dans les attentats contre les cibles occidentales en Irak, a affirmé mardi à la BBC l’émissaire spécial britannique en Irak, Jeremy Greenstock.
"La plupart des attentats à la bombe, sinon tous, étaient des attaques-suicide, un signe qui caractérise les terroristes étrangers, plutôt que les loyalistes de l’ancien président irakien Saddam Hussein que nous pourchassons toujours", a-t-il indiqué.
"Ils viennent de plus loin que les pays voisins...Quelques uns sont probablement venus d’Afghanistan, ou de régions islamiques encore plus éloignées", a-t-il ajouté.
"Nous devons accepter ce prix à payer et poursuivre notre mission parce qu’elle en vaut vraiment la peine", a souligné M. Grennstock, suggérant que la violence en Irak allait continuer.
Les auteurs des attentats commis ces derniers jours à Bagdad sont soit, ou à la fois, des membres du parti Baas du dirigeant déchu Saddam Hussein et des terroristes étrangers, a déclaré mardi le président américain George W. Bush.
"Je pense qu’ils sont soit, ou à la fois, des Baasistes ou des terroristes étrangers", a déclaré M. Bush lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.
"Nous ne nous laisserons pas intimider", a affirmé le président américain en soulignant que "l’Irak reste un endroit dangereux".
"Ils veulent tuer et créer le chaos", a-t-il souligné, ajoutant que les terroristes "veulent nous voir partir, mais nous ne partons pas".