La ville de Paris, sous l’impulsion de son maire Bertrand Delanoë , vient de rendre hommage à Stéphane Hessel en baptisant une rue du 14ème arrondissement à son nom. Cet hommage relève de la liberté de la majorité municipale mais il me semble choquant à deux titres. Tout d’abord, malgré l’encensoir brandi par les médias et tout ce que compte de « bien-pensants  » ce pays, Stéphane Hessel a prononcé un certain nombre de contre-vérités qui feraient hurler la bonne société s’il n’incarnait pas la gauche moralisante et prétendument humaniste. Ses propos à l’égard de l’Etat d’Israë l notamment, en comparant l’occupation de certains territoires à celle des nazis en Europe, ont été particulièrement choquants sans que personne (à part quelques individualités comme Gilles-William Goldnadel dans son ouvrage « Le vieil homme m’indigne  ») ne s’en offusque réellement et publiquement.
Delanoë baptise une rue du nom de Stéphane Hessel et préfère l’idéologie à l’universalisme
Une tribune de Jérôme Dubus, conseiller de Paris
Article mis en ligne le 30 octobre 2013