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Benyamin Netanyahou àson retour en Israë l : au danger posé par le nucélaire militaire de l’Iran s’ajoute celui d’un éventuel assouplissement des sanctions
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 4 octobre 2013
dernière modification le 5 octobre 2013

L’Iran encore et toujours au coeur des préoccupations du Premier ministre israélien pour qui le programme nucléaire iranien doit impérativement être démantelé sans possibilité de reprendre. Sanctions et menace militaire crédible étant les seules manières d’y parvenir. Ce qu’il dira lors de rencontres et conversations avec divers responsables européens et mondiaux dès la semaine prochaine pour les convaincre de ne pas se laisser berner par Rouhani et de ne pas assouplir les sanctions en vigueur.

Le 4 octobre 2013 Benyamin Netanyahou s’exprimait depuis l’aéroport en rentrant en Israë l en provenance des États-Unis où il a rencontré le Président Obama puis pris la parole depuis la tribune des Nations unies devant son Assemblée générale, et où il a accordé mainte interview àde grands médias.

L’Iran et la menace posée par son programme militaire nucléaire, largement dénoncés aux États-Unis restant au coeur des préoccupations du Premier ministre. D’autant que l’on peut craindre que l’Occident se laisse prendre par l’offensive de charme d’un Président iranien, ce « loup déguisé en agneau  », choisi par le Guide Suprême justement pour ses capacités de berner des négociateurs croyant àsa bonne volonté pendant que le programme se poursuit, comme celui-ci s’en est d’ailleurs vanté dans un ouvrage datant de 2011 où il relatait ses années de chef des négociations pour le compte du régime des Ayatollahs. Exemple donné parmi d’autres par Benyamin Netanyahou àl’ONU mais aussi dans une interview accordée àla BBC en persan.

Or, estime Benyamin Netanyahou qui suit de très près l’affaire iranienne, menace pour Israë l mais aussi le reste du monde, seule la poursuite des sanctions mises en place, leur renforcement même, couplés àune menace militaire crédible, peuvent infléchir le cours des choses

Depuis l’aéroport Ben Gourion le Premier ministre déclarait : « nous sommes engagés dans une lutte internationale contre le programme nucléaire iranien. La semaine prochaine, je vais rencontrer des dirigeants des pays européens et m’entretenir avec d’autres dirigeants du monde. Je vais souligner le fait que les sanctions contre l’Iran peuvent permettre de parvenir au résultat escompté si elles sont maintenues. Le monde ne doit pas être tenté par le stratagème iranien et assouplir les sanctions aussi longtemps que les Iraniens ne démantèleront pas pas leur programme nucléaire militaire  ».

L’Iran ironise...

En Iran les dirigeants multiplient les déclarations pour tenter de discréditer le Premier ministre israélien. Hassan Rouhani ironisant sur ce qu’il qualifie « d’efforts désespérés pour prévenir un rapprochement entre entre Téhéran et Washington  », de « langage vulgaire utilisé contre l’Iran par un régime agressif, ce qui plaît àl’Iran  » ou encore d’un « Israë l contrarié de voir que son épée s’est émoussée et que la puissance de l’Iran croît de jour en jour  ». Tandis que le ministre de la Défense iranien fait preuve de la même satisfaction de voir ce qui, selon lui est « la colère des Israéliens car elle montre la puissance de notre présence sur la scène internationale  ». Propos rapportés par l’agence de presse iranienne Fars News qui prétend ànouveau, contre toute vraisemblance, que le programme nuclaire iranien serait pacifique et aurait des buts civils Pourquoi un programme conduit en secret dans des installations souterraines en violation de plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU répond inlassablement Benyamin Netanyahou àce type de discours...

D’ailleurs, dans un article paru en hébreu sur le site du Jerusalem Center For Public Affairs et àparaître en anglais et en français, l’ancien ambassadeur d’Israë l Zvi Mazel explique point par point « pourquoi les Ayatollahs ne peuvent renoncer àl’atome  ». Militaire notamment.